Les jours passèrent et je ne decrochais pas de mon job.
Le matin de l'arrivée des TH était un matin de novembre particulièrement froid. J'avais enfilé des vetements simples mais trop leger à mon goût, à present je me sentais geler, mon verre de cappuccino tout chaud sorti de chez Starbucks Café entre les mains gantées. Je montais dans les étages du batiment et m'installai comme tout les matins à mon bureau, allumai mon ordinateur, sorti mes documents, appelai Estelle pour lui dire que j'étais arrivé et me preparai à sortir avec elle pour sa pause cigarette. J'arrivais toujours 10min en avance pour qu'Estelle qui était deja là depuis 1h puisse prendre sa pause avec moi. Nous étions sur le balcon du 4eme étage.
Moi: Estelle à cause de tes foutues clopes on se pelle le cul tout les matins!
Estelle: C'est vrai mais bon moi ça me fait du bien, surtout que cette semaine va être épuisante, entre Tokio Hotel et les demi final star Ac jte dis pas -_-.
Moi: Ce qui me fait le plus peur c'est Tokio Hotel.
Estelle: Ah bon?
Moi: Ouais, le trottoir commence à être envahi en bas, ça va être le gros merdier.
Estelle: Tu travaillais pas pour David Jost toi avant?
Moi: Si, c'est grace à lui que je suis là.
Estelle: Pourquoi t'es parti?
Moi: ^^ C'est compliqué.
Estelle: Ok je vois, j'en saurais ptetre plus quand tout le monde sera là.En effet, vers 10h du matin, la rue fut bondée, le van arriva et les garçons sortirent. Le bruit de la rue retentit comme une bombe jusque dans les étages. J'étais concentrée sur ce que je faisais en tapant sur mon ordinateur. Les portes de l'ascenceur s'ouvrirent et des gens sortirent. Ils parlaient allemand. Je reconnu la voix joyeuse de Tom m'appelait dans les locaux et souris.
Tom: Saraaaaaaaah!!? T'es Ouuuuuuuu?!Je sortis de mon bureau et me planta devant lui. Il resta sans un mot, il avait l'air surpris. J'avais peut-être changé. Oui j'avais changé, j'étais toujours de couleurs sombres, mes cheveux étaient remonté severement comme ceux d'Estelle, je ne souriait plus comme avant, j'étais plus adulte. Il finit par sourir. Lui n'avait pas changé, toujours aussi beau, grand, seduisant et con. Un gentil con. Il me sauta littéralement dans les bras.J'étais trés heureuse de le revoir. David me fit un signe de main. Son assistante était à ses côtés. Une petite brune renfermée. Georg et Gustav me prirent dans leur bras. Bill était à côté de david, il n'avait pas ôtés ses grosses lunettes noires et son blouson en cuir. Je m'approchais de lui, on se tendit la main simultanément, puis nous la serrèrent froidement. Nos contact allaient être strictement professionel. Et d'ailleurs c'était peut-être mieux comme ça. Le president me chargea de les suivre toute la journée ainsi que la semaine où ils seraient en France. Cela n'allait pas être évident, cependant il le fallait, pour mon travail. Je ne parlais pas à Bill, je m'adressais toujours au groupe en general, je ne le regardais pas, je rester distante et me contentais de faire ce qu'on m'avait appris. Au fur et à mesure je me detendis. Les jours defilaient, la folie continuait. Le groupe était épuisé mais eux aussi se devaient de continuer. Je passai souvent mes soirées en compagnie de Tom qui voulait me voir pour parler et delirer. Il s'efforcer, pendant ces temps là, de ne pas evoquer Bill ainsi que le passé. Malgré ses airs de dur et de gros parleur, Tom était quelqu'un de genial, trés interessant et qui avait beaucoup de choses à raconter. Caro nous rejoigniait evidemment, mais elle était moins presente à cause de ses études et du boulot intercours qu'elle pratiquait. Je les laissais seul aussi, pour que leur histoire ne tombe pas à l'eau comme la mienne. Je decidais un soir d'aller marcher sur les bords de la Seine. Je marchait quand j'aperçu plus loin une silhouette familiere, mais qui me glaça le sang. Une envie soudaine de me jeter dans l'eau me pris, comme pour lui echapper, il n'était pas seul evidemment. Je rebroussais chemin en hatant le pas, mais il se rapprocher. Sans doute ne m'avait-il pas reconnu. Je finis pas m'assoir à un bar isolé, mais il entra suivit de ses acolites. Je detournais le regard et cachai mon visage dans mon caban noir. Je commandai un café et m'adossa à la vitre de la fenêtre. Ils s'assirent tous et commandèrent. J'étais crispée et esperai de tout mon coeur qu'il ne me reconnaisse pas. Je pris mon portable et composais le numero de Tom. Ce n'est pas lui qui me repondis mais son frere, Bill evidemment.
Bill: Allo?
Moi: Bi...Bill?
Bill: Oui c'est moi. C'est qui?
Moi: C'est Sarah passe moi ton frere s'il te plait.
Bill: Il se prépare pour sortir avec Caro, désolé.
Moi: mais, c'est urgent, tape à la porte s'il te plait.
Bill: Je t'ai dit qu'il était pas pret désolé rappelle plus tard ou alors dis moi ce que tu veux.Nicolas tourna la tête dans ma direction et me vis. Je deglutissais de travers et les larmes me vinrent aux yeux quand je voulus me retenir de tousser, surement de la peur aussi. Il se leva et se dirigea dans ma direction.
Moi: Bill je...je dois racrocher...
Bill: T'es sure que ça v...Je ne le laissais pas finir et racrochais. lNicolas était planté devant moi avec un sourire aux levres. Il s'assit enface de moi. Je restais stoïque.
Nicolas: Qu'est-ce qu'une jeune fille sans defense fait le soir tard dans un bar prés de la Seine?
Moi: ça te regarde?
Nicolas: T'es plus avec ton petit chanteur?
Moi: Qu'est-ce que t'en a à foutre?! Laisse moi tranquille.
Nicolas: Franchement tu pourrais être plus sympathique avec moi.J'allais repliquer quand le telephone vibra dans ma main. Tom. Je decidais de repondre pour eviter la confrontation.
Moi: Allo?
Bill: Ouais, je te permet pas de me racrocher au nez et...
Moi: Ecoute c'est pas franchement le moment tu vois!
Bill: Pourquoi y'a un moment pour que je te dise ce que je pense?!
Moi: La derniere fois que tu la fais tu as été particulièrement vexant alors non c'est pas le moment! Et puis d'abord j'ai de la compagnie!Je me maudissais d'avoir prononcer ces mots. Nicolas sourit, il allait surement se servir de ça contre moi.
Bill: Ah...T'es avec qui?
Moi: ça te regarde pas vraiment, et puis j'ai pas envie de recevoir de la morale de ta part.
Bill: T'es avec qui?! Tu traine avec qui comme mec encore?!
Moi: Quelqu'un c'est tout. Je pense pas que ça te concerne, en tout cas pas directement. En tout cas tu lui as laissé une belle cicatrice à l'arcade sourcilière.Bill sembla se figer. Je le savais, j'essayais d'imaginer sa tête, un melange d'horreur et de surprise.
Bill: Qu'est-ce que tu fous avec ce type?
Moi: C'est lui qui m'as trouvé.
Bill: T'es où? Ne lui parle pas, vas t'en, éloigne toi de lui bordel!
Moi: Il faut que je te laisse.
Bill: Non ne racroche pas! Eloigne toi de lui merde! t'es conne ou quoi?!Je ne repliquai pas et racrochai. Je regardai Nicolas qui avait l'air de bien se marrer. Il perdit son sourire quand je me levai pour me dirigeai vers la sortie.
Nicolas: Attends ça devenait interessant!
Moi: Non mais tu rêves la! Laisse moi.Mon portable n'arretait pas de vibrer si bien que je l'eteignis. Je sortis du bar et me mis en route vers chez moi. J'entendais des pas derrière moi. Je commençais à avoir peur. Il faisait nuit, seule la lumière des reverbères et des bateaux mouches sur la Seine eclairait l'athmosphère. Je regardais derrière moi et les aperçut se cachant pour me suivre. Nicolas savait trés bien où j'habitais de toutes façons. Je me mis à courir dans les rues de Paris pour leur echapper. Je ne savais pas où aller mais je me dirigeais inconsciemment vers les studios Universal. Les locaux étaient fermés. je composais le code d'accés et me glissai à l'interieur. Je montais les quatre étages à pied puis courut jusqu'à mon bureau pour m'y refugier. je me cachais sous la table en prenant soin d'avoir fermé toutes les issus et allumé une petite lampe de bureau pour me rassurer. plusieurs fois, je me persuadais de sortir et de rentrer chez moi, mais je savais qu'ils matt'endraient toute la nuit devant s'il le fallait. Maintenant il savait même où je travaillais, quel bonheur. peut-être qu'il penserait que je suis juste monté parce que je connaissais des gens. peut-être qu'ils ne m'ont pas vu. En tout cas je ne bougeais pas de la nuit et m'endormis callée au fond de l'angle de mon bureau avec ma petite lampe allumée et emitouflée dans mon caban.
Quelqu'un me secouai doucement. J'ouvrais les yeux peniblement et aperçu Estelle penché au-dessus de moi, une tasse de café à la main.
Estelle: Et bien, si accro au boulot que ça mademoiselle?*Je lui souris et pris la tasse qu'elle me tendait.
Estelle: Pourquoi t'es là?
Moi: Je, je...rien. Je suis là c'est tout.
Estelle: bon faut que tu sortes rassurer les freres Kaulitz qui ont pas arretés de m'appeler toute la nuit pour savoir où tu étais. Faudra que tu me dise ce que t'as fait coquine!
Moi: j'ai rien fait justement!
Estelle: Oui oui c'est ça, allez sors!
Elle me poussa hors du bureau. La lumiere m'avengla quelques instants, quand je me retrouvai face aux garçons, la mine inquiète et fatiguée.
Tom: Oh mon dieu Sarah!!!!!Tom se jeta sur moi en m'enlaçant.
Tom: Bordel t'étais où? Il t'as rien fait hein?! Dis moi qu'il t'as rien fait?!
Estelle: ?!
Moi: Je vois pas de quoi tu veux parler! Tom qu'est-ce que tu insinus?
Tom: Mais...Bill, le telephone, ton appel, et Ni...Nicolas!
Moi: Ah ça! Oh non rien, rien du tout, ne t'en fais pas!
Tom: Ok ok, nous refait plus jamais ça hein?!
Moi: T'inquiète pas.Quand tout le monde eut detourné le regard je poussai un soupir de soulagement. Une personne le remarqua, la seule qui n'avait pas arreté de m'observer. Plus tard il me chuchota quelques mots.
Bill: Tu mens bien.
Moi: Quoi? Qu'est-ce qui te dis que je mens?
Bill: Arretes de jouer la comédie. T'as encore failli te faire avoir hier soir.
Moi: Mes affaires ne te regarde pas! Et qu'est-ce qui te fait croire ça?!
Bill: je les ai vu, je les ai vu te suivre, ils ont abandonné à 4h du matin aprés avoir essayé de rentrer par les issues de secours, et d'ailleurs ils ont dit qu'ils reviendraient, si ils ne reviennent pas ici, ça sera chez toi.
Moi: Tu m'as suivis?!
Bill: Non je suis sortie aprés ton appel et je me suis dirigé vers le studio c'est tout.
Moi: Ah...Et ils ont dit quoi d'autres?
Bill: je sais pas, Ce sont pas mes affaires.Je baissai les yeux qui commençaient à s'embuer de larmes.
Moi: Bon j'ai des choses à faire.
Bill: Tu comptes rien faire?
Moi: Faire quoi? Je peux rien faire.
Bill: Ouais evidemment. Bon j'ai des choses à faire moi aussi bye.Il quitta la pièce me laissant seule avec ma pensée. A présent je rentrais chez moi avec un chauffeur, je fermais tous les volets et toutes les fenetres et je ne sortais plus le soir ou le week-end. La conversation que j'eus avec Bill, fut la seule de la semaine. Les garçons repartirent et ma vie reprit son train train habituel.
Vous en pensez quoi alors ?