Nous arrivions à la maison completement épuisé. J'allais me changer, puis je me dirigeais vers ma chambre quand en passant devant la chambre de Bill j'entendis des bruits sourds. Je raprochai mon oreille de la porte, et je l'entendis, il pleurait, j'en était sûre. Mais je n'osais pas rentrer, je ne voulais pas declancher sa colère, tout à l'heure il n'avait pas voulu m'en parler il avait ses raisons! Je marchai rapidement jusqu'à ma chambre et m'enfouis sous ma couette. Ma chambre était loin de celle de Bill, en tout cas assez pour ne pas l'entendre, je me bouchais les oreilles et m'enfouissais sous les couettes, pourtant rien à faire, je l'entendais toujours, sa voix et ses larmes étaient dans ma tête à m'en donner le vertige! Je ne pouvais plus supporter cette agonie intèrieure et je décidais d'aller le voir. Je me dirigeai vers sa chambre, hesita à ouvrir, puis je posai ma main sur la poignée et ouvrit délicatement. Il était là, assis sur son lit, la tête entre les mains, le corps secoué de spasmes, ses joues trempés de larmes, ses cheveux lui collant au visage, mais il était magnifique, un ange déchu. Quand il me vit rentrer une lueur de panique s'empara de lui, il se mit à secher ses larmes comme un enfant qui vient de faire une betise veut cacher ce qu'il a fait. Il était tournait vers moi tout en tournant la tête. Je m'approchai de lui et prit son menton avec ma main pour tourner sa tête vers moi. Il me regarda droit dans les yeux, ils étaient vides tout en exprimant un tas de choses. Je ne pouvais pas savoir ce qu'il se passer dans sa tête, aprés tout il avait apris à cacher ses sentiments, à fermer son esprit, et lui seul pouvait l'ouvrir.
Moi:" Bill, parles-moi, je t'en supplie
Bill:...
Ses yeux étaient gorgés de larmes, rougis et il tremblait encore. Comment ne pas vouloir le proteger en le voyant comme ça? Son regard plein de sincérité, son corps fin et fragile, ses cheveux mal coiffé mais si mignon. Je le pris dans mes bras et le serra le plus fort que je put. Il explosa en sanglot, il pleurait vraiment, il ne se retenait pas pour ne pas faire de bruit, il pleurait et c'est tout. Et moi je le serrais dans mes bras. Rien que comme ça, il était lui, il se laché, hors caméra, sans journaliste, rien, pas de pression , juste lui et moi le silence et les larmes. Il s'agripait à moi en versant toutes les larmes de son corps. Au bout d'un moment il se calma, je l'entendais respirer contre mon épaule, son coeur battait plus doucement qu'avant. De temps en temps une petite larme descendait doucement sur sa joue, ses yeux fatigués ne demandaient qu'à se fermer. Il avait juste besoin d'un moment, avec quelqu'un qui ne le juge pas, loin de ce qu'il doit paraitre, se lacher et ne pas être juger. Il me regarda, avant de fermer doucement les yeux et de sombrer dans un sommeil profond et loin de ce monde. Je le bercer doucement pour qu'il ne se réveille pas et decidais de l'allonger sur son lit. J'avais peur de le reveiller et le tirais doucement en arrière. Je posais delicatement sa tête sur le coussin et le recouvrit de sa couette. Je le regardais longuement, il avait la bouche légerement entre-ouverte, les paupières closes, les cheveux étalés sur le coussin, et je sentis sa main attraper mon bras, il ne me serrait pas, il voulait juste une présence. Je ne voulais pas le quitter mais je sentais la fatigue m'envahir doucement. Je ne me serait pas permis de m'endormir sur son lit, je degageais doucement mon bras et rapprocha mon visage du sien, je sentais son souffle sur ma peau, son visage si innocent, je deposais un baiser sur son front et il ne réagit pas. Je sortis de la chambre à reculons, lui jeta un dernier regard et ferma la porte en retournant dans ma chambre. Je ne tarda pas à m'endormir et...
... J'étais encore dans cette pièce, cette fois il y avait une fenêtre, comme précedemment, l'homme entra. Il me regarda, enfin je pense puisqu'il était tourné vers moi, il se raprocha et sortit le couteau, le bassin ne vint pas. J'en fus étonné. L'homme s'approcha de moi et me pris violemment par le bras. Je me débattais mais il avait une poigne de fer et refusais de me lacher. Il m'entraina vers la fenêtre et une chaise apparut devant. Il me fit monter de force dessus et me pencha la tête dans le vide. Son couteau était à présent contre ma gorge, je hurlais mais aucun son ne sortait de ma bouche, je sentis une entaille peu profonde sur ma nuque, le sang pourtant, dégoulinait le long de mon cou puis sur mon haut blanc. Une énorme tache rouge se formait. L'homme avait disparu subitement. Je me retrouvais face au vide, mon t-shirt trempé de sang et la plai que ne cessait de saigner, pourtant ce n'était qu'une légère entaille mais le sang se propageait sur ton son corps, je fus envahi, j'avais l'impression d'être une flaque de sang. En effet tout mon corps était recouvert de sang et je me sentis vaciller en avant, je n'eu pas le temps de me retenir et je tombais subitement dans le vide...
Voila chapitre pas sympatoche mais super important quand même!!! Dites ce que vous en pensez!


