Hum...*se gratte la tête*...Y'a un souci..Le chapitre est plus là. Il a hum...Disparu. C'est quelque peu embêtant. Comme di Nelen, je vais changer de mot de passe mais bon...'Fin c'est bizarre. Désolée pour celles qui attendaient la suite..En plus du coup vos commentaires ont disparu...Je suis confuse mais je sais pas ce qu'il se passe! Bon à la prochaine!
EDIT: Donc revenons à nos moutons. Je m'apprête à vous remettre le chapitre et en el rallongeant. Evidemment j'ai perdu vos commentaires et mes réponses à vos commentaires. Donc désolé si je réponds que partiellement. Enfin bref, Bonne elcture et encore désolée mais je ne sais ce qui s'est passé!
*
Madison: Qu'est-ce que tu fais là?
Tom: Ils m'ont donné l'adresse et bon je..'fin je..
Madison: Qu'est-ce que tu fais là?
Son regard était confus mais je n'avais aucune pitié pour lui. Je m'étais sentis totalement trahie et humilée quand il m'avait ignorée royalement il y a quelques temps de ça alors qu'il aurait mieux fait de me soutenir. Il baissa les yeux et je voyais ses mains jointes trembler. Il était habillé tout en blanc et jean avec ce bandana qui cachait la racine de ses dreadlocks blondes et harmonieusement posées en hallo sur ses épaules carrées et masculines. Il murmura un faible "désolé" et je tombais faible à ses côtés. Il m'en fallait si peu pour craquer et un sentiment de rage envahit tout mon être. Comment pouvais-je baisser les bras comme ça? Juste comme ça! Peut-être parce que je voulais plus d'explications que d'excuses, comme avec Bill. Me retrouver assise à sa hauteur sembla lui faciliter la tâche à relever la tête et à me faire face. Ses yeux autrefois rieurs avaient perdu un peu de leur éclat et la chaleur de son sourire ne m'aparraissait pas ce soir. Sa voix, chaude et légèrement rauque pass ala barrière de ses lèvres.
Tom: Je suis sincèrement désolé. Je n'étais pas prêt à affronter ton regard. Je suis lâche.
je ne répondis pas, il n'y avait rien a ajouter, j'avais tellement d'estime pour lui et tout était retombé si brutalement le soir du concert qu'il n'y avait rien à dire, oh non. je sentis son corps se rapprocher du miene t le plissement du tissu du canapé se fit entendre. Il était tout proche de mon visage, à quelques centimetres seulement, une lueur étrange dans les yeux. Je ne bougeais pas, attendant curieusement ce qu'il allait faire. Ces deux mains rugueuses et larges prirent mon visages en coupe et de ses deux pouces il caressa mes pommettes et mes joues. Ca avait quelque chose d'apaisant, tellement apaisant que je fermais les yeux comme transportais par cette chaleur que j'avais connu autrefois. Sa présence me rappelait les Etats-Unis qui me manquaient énormément. Je me sentais chez moi, à New York. Son souffle se posa lentement sur mon front et ses lèvres se pressèrent contre lui dans un bruit de succion adorable. Il laissa une petite empreinte mouillée, puis descendit son visage et m'embrassa tendrement sur les deux joues. Je ne l'avais jamais vu aussi tendre, j'étais comme une statue de porcelaine et il prenait soin de ne pas me casser. Ses lèvres chaudes et sèches se frottèrent contre mon nez et toujours yeux fermés je commençais à m'appuyer contre lui. Sans m'en appercevoir, je me retrouvais nichée au creux de ses bras, la tête courbée dans l'angle de son épaule, la main droite entrelacée à sa gauche. Son odeur m'envahit et c'était comme si par cette étreinte je l'avais retrouvé. Pas totalement évidemment mais c'était tellement bon, ce réconfort, cette douceur et je le connaissais. Il me rappelait notre sérénité d'antant. je venais de réaliser à quel point Tom avait été quelqu'un d'important dans ma vie, même si j'avais été amoureuse de son frère. Je n'étais pas amoureuse de Tom, non. Il était juste l'épaule masculine sur laquelle pouvais pleurer en me confiant, celui qui ne m'avait jamais jugé, qui avait accepté le plus dur pour deux jeunes gens ayant fait une bêtise. Il avait été là. mais un jour il a tout brisé et il est parti. Néanmoins, contrairement à Bill j'arrivais facilement à lui pardonner. Peut-être parce que durant tout ce temps il m'étais resté fidèle. Je le comprenais par cette étreinte, par cette réspiration sereine qui me disait qu'il n'avait plus rien à se reprocher, juste à expliquer. sa tête couvrait la mienne et il nous berçait simplement. C'était doux, c'était bon. tellement meilleur que les embrassades de Ben. Celles-là n'étaient pas comparable. C'était bon de le retrouver, vraiment. Tout à coup je sentis une petite empreinte humide contre mes lèvres. Ils venaient de poser les siennes sur les miennes et les pressaient tendrement. Ce geste aurait pu paraître deplacé mais je sentais toute la douceur et sa demande de pardon dans ce petit baiser candide et innocent. Il décolla son visage du mien et me sourit lentement. Je compris alors qu'il allait parler. Il prit une profonde inspiration et se lança.
Tom: Tout s'est passé si vite. Le soir du bal, je suis rentré un peu éméché mais heureux de ma soirée. Je savais que Bill était avec toi, j'avais confiance en lui. Mais quand il est rentré à la maison le lendemain il était fermé, vide. Sans joie, sans peine, je me suis senti déposséder de toute émotion, comme lui. Alors je me suis mis à pleurer en comprenant qu'il n'y arriverait pas avec toi. Je ressentais sa peine, sa douleur! Et je voyais sur el visage de David, fermé et dur qu'il était temps. Maman nous a ouvert ses bras et nou snous sommes mis à pleurer tous les deux. Elle nous réconfortait et elle a tout fait pour que nous ne pensions plus à toi. Bill ne parlait plus, il en voulait pas me dire ce qui s'était passé entre vous, mais je le devinais à travers ses silences, ses regards qu'il était détruit parce qu'il avait cru à quelque chose et que tout s'effondrait sous le regard de notre producteur. C'était, horrible. Un horrible moment à passer. Quand la maison a été vide, on voulait te laisser un mot mais maman nous a dit qu'il ne fallait pas que tu penses qu'on reviendrait. Il fallait t'abandonner pour que tu n'espères pas en vain. Alors on l'a fait. Bill ne disait plus rien en partant. Il n'a pas dormi dans l'avion, moi non plus, ni pendant la semaine qui a suivi. Puis nous avons tout effacé. personne ne devait savoir où nous étions ces derniers mois, tu devais disparaître. mais tu étais toujours là! Dans nos coeurs! Dans nos mémoires! Andréas nous a regardé pendant des mois avec mépris. il ne comprenait pas comment nous avions pu partir en te laissant. Moi non plus, je ne comprends toujours pas comment j'ai pu. Gustav nous a fait plusieurs fois la morale et Georg essayait de nous raisonner et de nous égayer. Mais la seule pensée de t'avoir laissé nous hantait! C'était si dur. Et puis j'ai fait semblant d'oublier, pour aider Bill à en faire autant. Il m'en a voulu pendant longtemps en me disant que je ne pouvais pas t'oublier. Mais je voulais qu'il arrête de souffrir! Je voulais tellement...
Sa voix se brisa, il se tu. C'était tout pour ce soir, ce discours l'épuisait. Son corps était agité de quelques petits soubresauts. J'avais écouté avec attention, c'était bon de l'entendre se confier. Peu à peu, ma haine disparut. Autant pour lui que pour Bill. Il n'y en avait presque plus. Je comprenais peu à peu que dans leur vie, ils ne peuvent pas faire de choix comme ceux-ci. Tout n'était pas encore clair mais je distinguais déjà la lumière au bout du tunnel. Il me serra contre lui à m'en étouffer et je le conduis jusqu'à ma chambre. Son corps était tout tremblant. Un sentiment m'envahi, un sentiment tellement puissant que je me sentis presque pousser des ailes. Je revoyais presque son frère, si faible, tremblant sous la pluie en sortant de chez Michelle, ou drogué ou seulement triste. je le vois quand je regarde Tom, les yeux fixés sur mon superbe plafond blanc. Je le revois et je me vois moi me glissant à ses côtés pour prendre soin de lui. Je monte alors sur le lit et lui retire son baggy, son pull et son t-shirt. Il ne reste que son bandana que je denoue avec précaution. Je le glisse dans les couettes et dépose un baiser sur son front avant de m'eclipser. Il s'est laissé faire, il a confiance. Il sait qu'il peut. Je sors de ma chambre et je vois Lucie sortir de sa chambre.
Lucie: Il se passe quoi avec beau gosse?
Madison: T'es bête. Il est juste venu s'excuser.
Lucie: Waw tu te sens pas valoriser avec toutes ces excuses?
Madison: Je les attends depuis tellement de temps faut dire.
Elle me laissa filer pour que je me change. Un long pull fin enfilé plus tard, je rejoignais Tom dans ma chambre. Décidément cette pièce en aura vu des garçons, tous excepté Benjamin ce qui aurait pu êtr emal jugé étant donné qu'il était mon réel petit copain. Chassant ces dernières funestes pensées de ma tête je m'allongeais à côté du corps chaud de Tom. Il avait détaché ses dreads et elles formaient une auréole dorée autour de sa tête endormie. Il tourna sa tête vers moi et un sourire radieux apparu.
Tom: Je sais que ce que nous avons fait n'est pas pardonnable, mais j'espère qu'avec le temps tu le fasses, voir que tu oublies.
Madison: Chut..Pas de ça ce soir.
Je me blottis contre lui et il me serra de nouveau dans ses bras, comme un grand frère console sa petite soeur. Il commença à me bercer lentement et mon coeur s'allégea. La sensation était étrange mais je sentais comme des battements léger, fluide et sans douleur. Une douce chaleur se répandit en moi et je sentis un autre homme me prendre dans ses bras. Morphée.
Le lendemain Tom avait du partir de bonne heure mais il m'avait serré dans ses bras. Je savais que je l'avais un peu retrouvé mais en même temps il m'avait dit qu'il n'était pas prêt de revenir sur Paris. Bill n'avait pas cherché à me contacter et ça m'avait fait bizarre. Lui avec son " tu me manques", il avait joué au fantôme. Enfin c'était peut-être mieux comme ça. Je ne cherchais même plus à le voir, fatiguée de tout ça. Je voulais vivre ma vie simplement. Et avec Ben c'était devenu possible. on se voyait quasiment tous les jours et j'allais souvent chez lui et inversement. Notre première étreinte a été cependant un peu décevante. Je m'attendai ssurement à mieux depuis le tmps que je n'avais pas eu de relation avec un homme. Ou peut-être avais-je été laissé sur ma faim avec Bill. Je ne sais pas. Les fois d'après furent meilleures, parce que je ne m'attendais pas à quelque chose de grandiose. Je me souvenais toujours néanmoins des bras de Tom et de ses coups de reins sauvages et rapides. Comme pour terminer vite. Ce moment là avait été fou, je ne le regrette plus maintenant parce qu'il avait été aimant le temps d'un instant et nos deux corps glissant l'un contre l'autre avait quelque chose d'amoureux. Pour l'enfant...Je ne l'avais dit à personne. Bill ne paraissait toujours pas au courant et c'était mieux. Qu'est-ce qu'il aurait pensé dites moi?
Nous sommes le 17 Decembre et ma famille débarque ce matin de New-York. Je n'avais jamais été aussi nerveuse de voir quelqu'un. Lucie avait emprunté la grande voiture de ses parents et m'avait accompagné jusqu'à l'aéroport récupéré mes parents et ma soeur. je me languissais tant de la serrer dans mes bras, de voir comment elle a grandi, comment elle est devenue si jolie avec ses bouclettes blondes et brillantes. Lucie et moi attendons dans le hall, le vol a un peu de retard mais tanpis, c'est le week end nous avons le temps. Ben n'est pas venu préférant me laisser le temps de retrouver les miens. Il sera là demain et pendant les fêtes. Je suis nerveuse. Qu'est-ce que vont penser mes parents de mon chez moi? C'est comme une évaluation. Ils ne l'ont vu qu'en photos par mail. C'est alors qu'une nuée de passagers, de touristes et de voyageurs en tout genre déferle devant nos yeux. Je me mets sur la pointe des pieds pour ne pas les louper. C'est là que j'entends mon père pester contre son chariot qui avance mal et ma soeur hurler pour le pousser. Ma mère, à leur côté semble fatiguée mais me cherche elle aussi des yeux. Je les apperçois tous les trois et mon coeur loupe un battement. Mes mains s'agitent au-dessus de ma tête et je vois ma mère s'exclamait en me voyant. Un sourire radieux se poste sur son visage et le visage de ma soeur se tord dans une moue de surprise avant de se mettre à courir vers moi, son auréole de cheveux blond voletant autour de ses épaules frêles. Ses pas se faisaient de plus en plus rapide et elle me sauta dans les bras. C'était si bon de sentir son odeur d'enfant contre moi, ma tête enfouie dans ses cheveux. Elle rigolait et parlait vivement, en anglais. Et c'était si bon d'entendre ce petit accent drôle et new-yorkais. Son rire si doux atteint mes oreilles comme une belle mélodie longtemps perdue et maintenant retrouvée. Je me redressais et elle restait collée à moi. Ma mère accourue et se jeta à son tour dans mes bras. Puis mon père m'enlaça à son tour avec un sourir fier: Ma fille a conquit Paris! A cette pensée je souris de plus belle. Je présentais Lucie qui souriait franchement elle aussi et nous nous dirigeâmes vers la sortie de l'aéroport. Ma soeur n'arrêtait pas de parler et me tenait la main. Ma mère avait l'air aussi très heureuse de pouvoir voir Paris. Chose qu'elle avait toujours rêver de faire. Nous montâmes dans la voiture et Lucie nous conduisit jusqu'à l'appartement. Elle avait accepté de nous laisser l'appart' pendant un mois pendant qu'elle irait chez son copain. Les valises furent déposées dans les chambres et mes parents s'affalèrent sur notre petit canapé tandis que Lucie fermait la porte. Je m'assis enface d'eux sur le fauteil et remontai mes jambes contre moi. Ils regardaient tous les deux le plafond et semblaient exténués du voyage. Lyn courait dans tous les sens en posant pleins de questions. Ma mère finit par se lever et me demander de lui faire visiter. Suivit de Peter, mon père, le tour du propriétaire fut bref mais sympathique. Leur mine fatiguée s'émerveille de la vue que j'ai de la fenêtre de ma chambre.
Madison: Ce ne sont que des appartements!
Kate: Oui mais c'est tellement joli! Profite bien ma fille! Bon, je vais me laver j'ai l'impression d'être encore dans l'ettoufement de l'avion!
Sur ces mots elle partit nous laissant, mon père et moi. Il souriait sereinement, il avait l'air heureux, heureux pour moi. Nous passâmes la soirée à discuter de ma vie parisienne mais ils allèrent tous se coucher tot. Le voyage les avait épuisé. Les jours suivants ils visitaient tous les trois pendant que je travaillais mes cours. Puis vint les vacances de noël et je les emmenais au restaurant. Un soir je dus garder ma soeur pendant qu'ils faisaient une soirée en amoureux. C'était tellement bon de la retrouver, ma petite soeur. Nous mangeâmes un pot de glace americaine chacun en regardant les séries débiles de la télé. Elle me racontait sa petite vie à la maternelle et me montrait comment elle savait bien dessiner les chiens. Je ratais tellement de choses avec elle, mais je ne devais pas regarder ce que j'avais perdu mais plutot ce que j'avais gagné. Justement, Ben vint un après-midi pour se présenter. Mon père le regardait suspicieusement puis finit par lui serrer la main. Ma mère me parla à part dans la cuisine.
Kate: Ma chérie tu es heureuse?
Tom: Ils m'ont donné l'adresse et bon je..'fin je..
Madison: Qu'est-ce que tu fais là?
Son regard était confus mais je n'avais aucune pitié pour lui. Je m'étais sentis totalement trahie et humilée quand il m'avait ignorée royalement il y a quelques temps de ça alors qu'il aurait mieux fait de me soutenir. Il baissa les yeux et je voyais ses mains jointes trembler. Il était habillé tout en blanc et jean avec ce bandana qui cachait la racine de ses dreadlocks blondes et harmonieusement posées en hallo sur ses épaules carrées et masculines. Il murmura un faible "désolé" et je tombais faible à ses côtés. Il m'en fallait si peu pour craquer et un sentiment de rage envahit tout mon être. Comment pouvais-je baisser les bras comme ça? Juste comme ça! Peut-être parce que je voulais plus d'explications que d'excuses, comme avec Bill. Me retrouver assise à sa hauteur sembla lui faciliter la tâche à relever la tête et à me faire face. Ses yeux autrefois rieurs avaient perdu un peu de leur éclat et la chaleur de son sourire ne m'aparraissait pas ce soir. Sa voix, chaude et légèrement rauque pass ala barrière de ses lèvres.
Tom: Je suis sincèrement désolé. Je n'étais pas prêt à affronter ton regard. Je suis lâche.
je ne répondis pas, il n'y avait rien a ajouter, j'avais tellement d'estime pour lui et tout était retombé si brutalement le soir du concert qu'il n'y avait rien à dire, oh non. je sentis son corps se rapprocher du miene t le plissement du tissu du canapé se fit entendre. Il était tout proche de mon visage, à quelques centimetres seulement, une lueur étrange dans les yeux. Je ne bougeais pas, attendant curieusement ce qu'il allait faire. Ces deux mains rugueuses et larges prirent mon visages en coupe et de ses deux pouces il caressa mes pommettes et mes joues. Ca avait quelque chose d'apaisant, tellement apaisant que je fermais les yeux comme transportais par cette chaleur que j'avais connu autrefois. Sa présence me rappelait les Etats-Unis qui me manquaient énormément. Je me sentais chez moi, à New York. Son souffle se posa lentement sur mon front et ses lèvres se pressèrent contre lui dans un bruit de succion adorable. Il laissa une petite empreinte mouillée, puis descendit son visage et m'embrassa tendrement sur les deux joues. Je ne l'avais jamais vu aussi tendre, j'étais comme une statue de porcelaine et il prenait soin de ne pas me casser. Ses lèvres chaudes et sèches se frottèrent contre mon nez et toujours yeux fermés je commençais à m'appuyer contre lui. Sans m'en appercevoir, je me retrouvais nichée au creux de ses bras, la tête courbée dans l'angle de son épaule, la main droite entrelacée à sa gauche. Son odeur m'envahit et c'était comme si par cette étreinte je l'avais retrouvé. Pas totalement évidemment mais c'était tellement bon, ce réconfort, cette douceur et je le connaissais. Il me rappelait notre sérénité d'antant. je venais de réaliser à quel point Tom avait été quelqu'un d'important dans ma vie, même si j'avais été amoureuse de son frère. Je n'étais pas amoureuse de Tom, non. Il était juste l'épaule masculine sur laquelle pouvais pleurer en me confiant, celui qui ne m'avait jamais jugé, qui avait accepté le plus dur pour deux jeunes gens ayant fait une bêtise. Il avait été là. mais un jour il a tout brisé et il est parti. Néanmoins, contrairement à Bill j'arrivais facilement à lui pardonner. Peut-être parce que durant tout ce temps il m'étais resté fidèle. Je le comprenais par cette étreinte, par cette réspiration sereine qui me disait qu'il n'avait plus rien à se reprocher, juste à expliquer. sa tête couvrait la mienne et il nous berçait simplement. C'était doux, c'était bon. tellement meilleur que les embrassades de Ben. Celles-là n'étaient pas comparable. C'était bon de le retrouver, vraiment. Tout à coup je sentis une petite empreinte humide contre mes lèvres. Ils venaient de poser les siennes sur les miennes et les pressaient tendrement. Ce geste aurait pu paraître deplacé mais je sentais toute la douceur et sa demande de pardon dans ce petit baiser candide et innocent. Il décolla son visage du mien et me sourit lentement. Je compris alors qu'il allait parler. Il prit une profonde inspiration et se lança.
Tom: Tout s'est passé si vite. Le soir du bal, je suis rentré un peu éméché mais heureux de ma soirée. Je savais que Bill était avec toi, j'avais confiance en lui. Mais quand il est rentré à la maison le lendemain il était fermé, vide. Sans joie, sans peine, je me suis senti déposséder de toute émotion, comme lui. Alors je me suis mis à pleurer en comprenant qu'il n'y arriverait pas avec toi. Je ressentais sa peine, sa douleur! Et je voyais sur el visage de David, fermé et dur qu'il était temps. Maman nous a ouvert ses bras et nou snous sommes mis à pleurer tous les deux. Elle nous réconfortait et elle a tout fait pour que nous ne pensions plus à toi. Bill ne parlait plus, il en voulait pas me dire ce qui s'était passé entre vous, mais je le devinais à travers ses silences, ses regards qu'il était détruit parce qu'il avait cru à quelque chose et que tout s'effondrait sous le regard de notre producteur. C'était, horrible. Un horrible moment à passer. Quand la maison a été vide, on voulait te laisser un mot mais maman nous a dit qu'il ne fallait pas que tu penses qu'on reviendrait. Il fallait t'abandonner pour que tu n'espères pas en vain. Alors on l'a fait. Bill ne disait plus rien en partant. Il n'a pas dormi dans l'avion, moi non plus, ni pendant la semaine qui a suivi. Puis nous avons tout effacé. personne ne devait savoir où nous étions ces derniers mois, tu devais disparaître. mais tu étais toujours là! Dans nos coeurs! Dans nos mémoires! Andréas nous a regardé pendant des mois avec mépris. il ne comprenait pas comment nous avions pu partir en te laissant. Moi non plus, je ne comprends toujours pas comment j'ai pu. Gustav nous a fait plusieurs fois la morale et Georg essayait de nous raisonner et de nous égayer. Mais la seule pensée de t'avoir laissé nous hantait! C'était si dur. Et puis j'ai fait semblant d'oublier, pour aider Bill à en faire autant. Il m'en a voulu pendant longtemps en me disant que je ne pouvais pas t'oublier. Mais je voulais qu'il arrête de souffrir! Je voulais tellement...
Sa voix se brisa, il se tu. C'était tout pour ce soir, ce discours l'épuisait. Son corps était agité de quelques petits soubresauts. J'avais écouté avec attention, c'était bon de l'entendre se confier. Peu à peu, ma haine disparut. Autant pour lui que pour Bill. Il n'y en avait presque plus. Je comprenais peu à peu que dans leur vie, ils ne peuvent pas faire de choix comme ceux-ci. Tout n'était pas encore clair mais je distinguais déjà la lumière au bout du tunnel. Il me serra contre lui à m'en étouffer et je le conduis jusqu'à ma chambre. Son corps était tout tremblant. Un sentiment m'envahi, un sentiment tellement puissant que je me sentis presque pousser des ailes. Je revoyais presque son frère, si faible, tremblant sous la pluie en sortant de chez Michelle, ou drogué ou seulement triste. je le vois quand je regarde Tom, les yeux fixés sur mon superbe plafond blanc. Je le revois et je me vois moi me glissant à ses côtés pour prendre soin de lui. Je monte alors sur le lit et lui retire son baggy, son pull et son t-shirt. Il ne reste que son bandana que je denoue avec précaution. Je le glisse dans les couettes et dépose un baiser sur son front avant de m'eclipser. Il s'est laissé faire, il a confiance. Il sait qu'il peut. Je sors de ma chambre et je vois Lucie sortir de sa chambre.
Lucie: Il se passe quoi avec beau gosse?
Madison: T'es bête. Il est juste venu s'excuser.
Lucie: Waw tu te sens pas valoriser avec toutes ces excuses?
Madison: Je les attends depuis tellement de temps faut dire.
Elle me laissa filer pour que je me change. Un long pull fin enfilé plus tard, je rejoignais Tom dans ma chambre. Décidément cette pièce en aura vu des garçons, tous excepté Benjamin ce qui aurait pu êtr emal jugé étant donné qu'il était mon réel petit copain. Chassant ces dernières funestes pensées de ma tête je m'allongeais à côté du corps chaud de Tom. Il avait détaché ses dreads et elles formaient une auréole dorée autour de sa tête endormie. Il tourna sa tête vers moi et un sourire radieux apparu.
Tom: Je sais que ce que nous avons fait n'est pas pardonnable, mais j'espère qu'avec le temps tu le fasses, voir que tu oublies.
Madison: Chut..Pas de ça ce soir.
Je me blottis contre lui et il me serra de nouveau dans ses bras, comme un grand frère console sa petite soeur. Il commença à me bercer lentement et mon coeur s'allégea. La sensation était étrange mais je sentais comme des battements léger, fluide et sans douleur. Une douce chaleur se répandit en moi et je sentis un autre homme me prendre dans ses bras. Morphée.
Le lendemain Tom avait du partir de bonne heure mais il m'avait serré dans ses bras. Je savais que je l'avais un peu retrouvé mais en même temps il m'avait dit qu'il n'était pas prêt de revenir sur Paris. Bill n'avait pas cherché à me contacter et ça m'avait fait bizarre. Lui avec son " tu me manques", il avait joué au fantôme. Enfin c'était peut-être mieux comme ça. Je ne cherchais même plus à le voir, fatiguée de tout ça. Je voulais vivre ma vie simplement. Et avec Ben c'était devenu possible. on se voyait quasiment tous les jours et j'allais souvent chez lui et inversement. Notre première étreinte a été cependant un peu décevante. Je m'attendai ssurement à mieux depuis le tmps que je n'avais pas eu de relation avec un homme. Ou peut-être avais-je été laissé sur ma faim avec Bill. Je ne sais pas. Les fois d'après furent meilleures, parce que je ne m'attendais pas à quelque chose de grandiose. Je me souvenais toujours néanmoins des bras de Tom et de ses coups de reins sauvages et rapides. Comme pour terminer vite. Ce moment là avait été fou, je ne le regrette plus maintenant parce qu'il avait été aimant le temps d'un instant et nos deux corps glissant l'un contre l'autre avait quelque chose d'amoureux. Pour l'enfant...Je ne l'avais dit à personne. Bill ne paraissait toujours pas au courant et c'était mieux. Qu'est-ce qu'il aurait pensé dites moi?
Nous sommes le 17 Decembre et ma famille débarque ce matin de New-York. Je n'avais jamais été aussi nerveuse de voir quelqu'un. Lucie avait emprunté la grande voiture de ses parents et m'avait accompagné jusqu'à l'aéroport récupéré mes parents et ma soeur. je me languissais tant de la serrer dans mes bras, de voir comment elle a grandi, comment elle est devenue si jolie avec ses bouclettes blondes et brillantes. Lucie et moi attendons dans le hall, le vol a un peu de retard mais tanpis, c'est le week end nous avons le temps. Ben n'est pas venu préférant me laisser le temps de retrouver les miens. Il sera là demain et pendant les fêtes. Je suis nerveuse. Qu'est-ce que vont penser mes parents de mon chez moi? C'est comme une évaluation. Ils ne l'ont vu qu'en photos par mail. C'est alors qu'une nuée de passagers, de touristes et de voyageurs en tout genre déferle devant nos yeux. Je me mets sur la pointe des pieds pour ne pas les louper. C'est là que j'entends mon père pester contre son chariot qui avance mal et ma soeur hurler pour le pousser. Ma mère, à leur côté semble fatiguée mais me cherche elle aussi des yeux. Je les apperçois tous les trois et mon coeur loupe un battement. Mes mains s'agitent au-dessus de ma tête et je vois ma mère s'exclamait en me voyant. Un sourire radieux se poste sur son visage et le visage de ma soeur se tord dans une moue de surprise avant de se mettre à courir vers moi, son auréole de cheveux blond voletant autour de ses épaules frêles. Ses pas se faisaient de plus en plus rapide et elle me sauta dans les bras. C'était si bon de sentir son odeur d'enfant contre moi, ma tête enfouie dans ses cheveux. Elle rigolait et parlait vivement, en anglais. Et c'était si bon d'entendre ce petit accent drôle et new-yorkais. Son rire si doux atteint mes oreilles comme une belle mélodie longtemps perdue et maintenant retrouvée. Je me redressais et elle restait collée à moi. Ma mère accourue et se jeta à son tour dans mes bras. Puis mon père m'enlaça à son tour avec un sourir fier: Ma fille a conquit Paris! A cette pensée je souris de plus belle. Je présentais Lucie qui souriait franchement elle aussi et nous nous dirigeâmes vers la sortie de l'aéroport. Ma soeur n'arrêtait pas de parler et me tenait la main. Ma mère avait l'air aussi très heureuse de pouvoir voir Paris. Chose qu'elle avait toujours rêver de faire. Nous montâmes dans la voiture et Lucie nous conduisit jusqu'à l'appartement. Elle avait accepté de nous laisser l'appart' pendant un mois pendant qu'elle irait chez son copain. Les valises furent déposées dans les chambres et mes parents s'affalèrent sur notre petit canapé tandis que Lucie fermait la porte. Je m'assis enface d'eux sur le fauteil et remontai mes jambes contre moi. Ils regardaient tous les deux le plafond et semblaient exténués du voyage. Lyn courait dans tous les sens en posant pleins de questions. Ma mère finit par se lever et me demander de lui faire visiter. Suivit de Peter, mon père, le tour du propriétaire fut bref mais sympathique. Leur mine fatiguée s'émerveille de la vue que j'ai de la fenêtre de ma chambre.
Madison: Ce ne sont que des appartements!
Kate: Oui mais c'est tellement joli! Profite bien ma fille! Bon, je vais me laver j'ai l'impression d'être encore dans l'ettoufement de l'avion!
Sur ces mots elle partit nous laissant, mon père et moi. Il souriait sereinement, il avait l'air heureux, heureux pour moi. Nous passâmes la soirée à discuter de ma vie parisienne mais ils allèrent tous se coucher tot. Le voyage les avait épuisé. Les jours suivants ils visitaient tous les trois pendant que je travaillais mes cours. Puis vint les vacances de noël et je les emmenais au restaurant. Un soir je dus garder ma soeur pendant qu'ils faisaient une soirée en amoureux. C'était tellement bon de la retrouver, ma petite soeur. Nous mangeâmes un pot de glace americaine chacun en regardant les séries débiles de la télé. Elle me racontait sa petite vie à la maternelle et me montrait comment elle savait bien dessiner les chiens. Je ratais tellement de choses avec elle, mais je ne devais pas regarder ce que j'avais perdu mais plutot ce que j'avais gagné. Justement, Ben vint un après-midi pour se présenter. Mon père le regardait suspicieusement puis finit par lui serrer la main. Ma mère me parla à part dans la cuisine.
Kate: Ma chérie tu es heureuse?
"J'ai passé le stade du gamin, qui fume, qui fait des conneries. Je suis dans un stade de fin d'adolescence, ou ma psychologie change et ou je deviens un homme. Je ne suis pas du genre à dire je t'aime au bout d'une fois, ni du genre à faire confiance au bout de deux minutes. Je suis gentil oui, mais je peux être méchant. Je suis quelqu'un qui aime mettre la merde, et quand je n'aime pas quelqu'un j'y vais jusqu'au bout. Quand je suis amoureux, je suis fidèle. Et quand on me trompe, j'arrête. Arrêtez de croire que Tom Kaulitz est quelqu'un qui saute sur tout ce qui bouge, et qui dit que des conneries. Ouvrez les yeux !"
Tom Kaulitz.
Tom Kaulitz.
Voilà j'ai tout reposté plus une autre petite partie. En esperant que je ne vous déçois pas!
A part tous les remerciements j'aimerais demander à Smoutch-smoutch pourquoi elle rattache mon histoire à Twilight. C'est juste de la curiosité n'est pas peur =D
Encore merci à touuuuutes!
Kate: Ma chérie tu es heureuse?
Madison: Biensur que je le suis! Pourquoi ça?
Kate: Je ne sais pas..Mais si tu ne l'es pas, saches que tu ne dois pas te forcer.
Elle me laissa en plan dans la cuisine. Comment ça me forcer? Je me forçais à quoi? A rien! Qu'est-ce qu'ils avaient tous à penser qu'il y avait quelque chose qui clochait chez moi?? Je n'étais pourtant pas malade, je dormais assez bien et même si les souvenirs du passé ressurgissaient assez fréquemment en ce moment ce n'était rien de grave. Enfin je le pensais. J'avais une plaie béante dans ma poitrine, je le savais. Elle était juste enveloppée dans le mensonge et le paraître. je ne voulais pa smotnrer mon malheur ni mon indifférence. La seule façon d'être tranquille était d'être heureuse. Alors je devais montrer mon bonheur, ou du moins celui que je voulais faire transparaîtr eet tacher de l'être rien qu'un tout petit peu. Cela me demandait quand même quelques efforts, j'étais une fille forte mais je ne pouvais pas tout supporter. Ainsi, il m'arrivait en ce moment de fondre en larmes, quand j'étais seule évidemment! Je ne me serais pas permise de foutre en l'air des semaines de représentations quotidiennes d'un bonheur fabulé! Non il fallait être plus subtile. Montrer que tout allait bien.
J'étais assise avec ma petite soeur sur le canapé, les parents de sortis nous étions entrain de regarder le roi lion tranquillement. Je sentais l'odeur de ses cheveux, cette odeur de bébé était parti pour laisser place à une plus enfantine, toujours aussi douce et rassurante. Elle était blottis contre moi et là, en la calinant j'avais l'impression d'exister pour quelque chose, pour quelqu'un. Et pas pour de faux cette fois-ci.
Lyndsay: Madi...Tu as un amoureux?
Madison: Oui ma puce! Et toi tu en as un?
Lyndsay: Bein y'a Nicolas et Alexandre mais bon, Josh me plaît aussi!
Je la regardais dubitative. Et bien ma petite soeur était une sacrée tombeuse! Elle m'expliquait avec ses mots à elle à quoi elle jouait avec chacun d'eux au jardin d'enfants. Encore une fois, en la regardant, en l'écoutant je me rendis compte à quel point la vie était belle pour elle. Tellement mieux. Même si je n'avais pas de quoi me plaindre c'était parfois dur. Dur que dis-je? Impossiblement faisable! Les devoirs s'accumulaient et je devais sérieusement penser à me trouver un travail, parce que mon père ne le savait pas mais les ressources que mes parents m'envoyaient tous les mois ne suffisaient plus à couvrir la scolarité, le loyer et les courses. La vie à Paris se revelait être bien plus chère que ce que je pensais. Et je refusais de demander de l'aide à qui que ce soit. Et puis personne à Paris n'avait de l'argent à revendre, encore moins les étudiants. La vie n'était pas moche, elle n'était pas belle non plus car elle n'était pas simple. Nous passâmes le reste de la soirée à faire un monopoly et a dessiné des princesses et des chatons sur des feuilles d'ordinateur. Je la prenais aussi en photo, pour le souvenir de sa présence, de sa silhouette penchée sur la table entrain de dessiner- la langue sortie de la bouche- une fabuleuse maison bleue.
Le lendemain, je me levais de bonne heure. Ben venait passer la journée avec mes parents et j'avais aménagé un petit coin salle à manger pour tous nous réunir lors du repas. J'appréhendais un peu. C'était la première fois qu'ils se rencontreraient tous et même si je savais que tout le monde savait se tenir, on ne peut jamais être sur de tout! Une fois la table mise la sonnete de la porte d'entrée retentit. Je m'empressais d'aller ouvrir. Ben arriva, un bouquet de jonquilles à la main. Ma mère adorait ces fleurs, il l'avait retenu et elle allait être ravie. Quel gentleman ce Benjamin alors!! Ma mère, toute coquette, entra dans la pièce pour le saluer. Elle poussa un petit cri de surprise quand elle apperçut les fleurs sur la table et le remercia en grandes pompes. Mon père ne tarda pas à se montrer et lui serra solennellement la main. Nous nous mîmes tous à table, ma soeur sur une chaise adaptée et je servis. C'était ma mère qui avait cuisiné ( et c'était tant mieux!). Au début tout était silencieux et seul les raclements et tintements des couverts rompaient le silence du repas. Mon coeur battait si fort par le stress que je me demandais si toutes les personnes présentes ne pouvaient pas l'entendre. Ma mère finit par couper le silence ce qui me soulagea. Elle questionna mon ami sur ses études et sur ce qu'il comptait faire plus tard. Il se lança dans un discours interrompu par les questions interessées de mes parents. Mon père avait l'air d'ailleurs très attentif. Je me remis à penser à Lucas. Il avait été comme ça avec lui, interessé par sa personnalité et sa manière si brillante de parler. Un maître d'éloquence. Je savais qu'il l'avait apprécié car il était.."normal". Il n'y avait pas de signe particulier si ce n'était qu'il était poli, mignon, sympathique et intelligent. Mon esprit dériva sur la rencontre entre Bill et mon père. Celui-ci s'était montré méfiant. Surement à cause de sa deception envers Lucas, mais il y avait autre chose. Bill avait un physique assez surprenant, il était magnifique évidemment, mais il n'était pas commun. Et je savais que cela dérangeait mon père bien qu'il ne le disait pas directement. Cela m'avait blessée, pour lui surtout. Je devais avoir l'air endormie ou dans mes pensées car tout le monde avait la tête penchée vers moi. Je sursautais presque et me repris avec un faible "excusez-moi". La discussion continua puis j'allais chercher le dessert: un gateau au chocolat avec une boule de glace. Pendant que je servais les convives, ma soeur, qui n'avait rien dit depuis le début du repas s'exclama soudainement:
-"C'est quand qu'il vient Bill?"
Le silence retomba. Lourd, pesant affreusement sur mes épaules. La cuillière fit un bruit sourd en retombant contre l'assiette du gateau. Tout le monde restait inactif sans piper mot. La situation était on ne peut plus gênante. Ma soeur était petite à l'époque où je fréquentais Bill aux Etats-Unis, et pourtant elle se rappelait de lui et demandait après lui. Je soupirais légèrement, les mains tremblantes. Ben se leva et vint à mes côtés.
Ben: Laisse-moi faire assied-toi.
J'obéissais, comme si je me sentais mal à présent. Je n'osais regarder personne. Ils ne savaient pas que j'avais revu Bill et Ben ne connaissait pas la nature exacte de ma relation avec le beau brun. Il savait juste que c'étai tun sujet délicat, il en avait d'ailleurs eu la preuve le soir du concert. Ma mère regardait son assiette et mon père paraissait furieux. Lui non plus ne semblait pas avoir oublié Bill. Il était tellement furieux contre lui après son départ, et comment il m'avait rendu. Je ne pouvais que le comprendre, mon papa protecteur qui en avait marre que je me fasse avoir par des imbéciles de garçons. Mais ma soeur ne semblait pas vouloir s'arrêter là.
Lindsay: Maman tu avais promis que nous allions le revoir!
Je me tournais subitement vers ma mère qui fit une mine désolée. J'attendais impatiemment ma part de gateau et la mangeais en silence. Ma mère intima à ma soeur d'éviter le sujet pour l'instant et le repas repris, malgré une ambiance refroidie. A l'heure du café à la française après le repas, mon père et Benjamin s'installèrent dans le canapé et se mirent à parler. Heureusement que Ben parlait parfaitement anglais. J'aurais été mal sinon. J'étais dans la cuisine entrain de rincer les assiettes avant de les mettre dans le lave vaisselle quand ma mère en attrapa une pour m'aider. J'avais toujours en tête les paroles proférées par ma soeur et j'étais quelque peu irritée. Elle avait promis quelque chose à ma soeur, quelque chose d'impossible et qui me regardait, quelque chose de la plus haute importance, pour moi. Elle posa sa main chaude sur mon poignet.
Kate: Madison..Je suis désolée, mais elle insistait tellement que pour la faire taire j'ai été obligé de..
Madison: De toutes façons quelle importance hein? Mon petit ami se pose déjà assez de questions c'était pas la peine d'en rajouter! Tu aurais pu lui expliquer!
Elle soupira et regarda ailleurs. Elle savait qu'elle avait eu tort. Le silence se brisa de lui même quand elle reprit la parole.
Kate: Madison je suis vraiment désolée. Je n'en parlerais plus.
Madison: Bien.
Kate: Il me semble que tu me dois quand même quelques explications.
Madison: Comment ça?
Mon ton était ahuris. Moi devoir des explications à ma mère à propos de..Bill!? A ma grande surprise elle saisit ma main et me fit traverser le petit appartement au pas de course. Elle me jetta presque sur le lit qu'elle partageait avec mon père et fouilla dans son sac à main.
Kate: Je ne pensais pa sy avoir recours, je croyais que tu allais m'en parler de toi même. Explique moi.
Elle me jeta un magasine à la figure et je pus rapidement l'identifier comme un magasine pour gamines pré-pubères.
Voilà la suite, avec du retard mais je me reprends en main. Cependant, j'ai l'impression que ce système de prévention ne vous plait pas des masses. Quelque chose à changer?
Madison: Biensur que je le suis! Pourquoi ça?
Kate: Je ne sais pas..Mais si tu ne l'es pas, saches que tu ne dois pas te forcer.
Elle me laissa en plan dans la cuisine. Comment ça me forcer? Je me forçais à quoi? A rien! Qu'est-ce qu'ils avaient tous à penser qu'il y avait quelque chose qui clochait chez moi?? Je n'étais pourtant pas malade, je dormais assez bien et même si les souvenirs du passé ressurgissaient assez fréquemment en ce moment ce n'était rien de grave. Enfin je le pensais. J'avais une plaie béante dans ma poitrine, je le savais. Elle était juste enveloppée dans le mensonge et le paraître. je ne voulais pa smotnrer mon malheur ni mon indifférence. La seule façon d'être tranquille était d'être heureuse. Alors je devais montrer mon bonheur, ou du moins celui que je voulais faire transparaîtr eet tacher de l'être rien qu'un tout petit peu. Cela me demandait quand même quelques efforts, j'étais une fille forte mais je ne pouvais pas tout supporter. Ainsi, il m'arrivait en ce moment de fondre en larmes, quand j'étais seule évidemment! Je ne me serais pas permise de foutre en l'air des semaines de représentations quotidiennes d'un bonheur fabulé! Non il fallait être plus subtile. Montrer que tout allait bien.
J'étais assise avec ma petite soeur sur le canapé, les parents de sortis nous étions entrain de regarder le roi lion tranquillement. Je sentais l'odeur de ses cheveux, cette odeur de bébé était parti pour laisser place à une plus enfantine, toujours aussi douce et rassurante. Elle était blottis contre moi et là, en la calinant j'avais l'impression d'exister pour quelque chose, pour quelqu'un. Et pas pour de faux cette fois-ci.
Lyndsay: Madi...Tu as un amoureux?
Madison: Oui ma puce! Et toi tu en as un?
Lyndsay: Bein y'a Nicolas et Alexandre mais bon, Josh me plaît aussi!
Je la regardais dubitative. Et bien ma petite soeur était une sacrée tombeuse! Elle m'expliquait avec ses mots à elle à quoi elle jouait avec chacun d'eux au jardin d'enfants. Encore une fois, en la regardant, en l'écoutant je me rendis compte à quel point la vie était belle pour elle. Tellement mieux. Même si je n'avais pas de quoi me plaindre c'était parfois dur. Dur que dis-je? Impossiblement faisable! Les devoirs s'accumulaient et je devais sérieusement penser à me trouver un travail, parce que mon père ne le savait pas mais les ressources que mes parents m'envoyaient tous les mois ne suffisaient plus à couvrir la scolarité, le loyer et les courses. La vie à Paris se revelait être bien plus chère que ce que je pensais. Et je refusais de demander de l'aide à qui que ce soit. Et puis personne à Paris n'avait de l'argent à revendre, encore moins les étudiants. La vie n'était pas moche, elle n'était pas belle non plus car elle n'était pas simple. Nous passâmes le reste de la soirée à faire un monopoly et a dessiné des princesses et des chatons sur des feuilles d'ordinateur. Je la prenais aussi en photo, pour le souvenir de sa présence, de sa silhouette penchée sur la table entrain de dessiner- la langue sortie de la bouche- une fabuleuse maison bleue.
Le lendemain, je me levais de bonne heure. Ben venait passer la journée avec mes parents et j'avais aménagé un petit coin salle à manger pour tous nous réunir lors du repas. J'appréhendais un peu. C'était la première fois qu'ils se rencontreraient tous et même si je savais que tout le monde savait se tenir, on ne peut jamais être sur de tout! Une fois la table mise la sonnete de la porte d'entrée retentit. Je m'empressais d'aller ouvrir. Ben arriva, un bouquet de jonquilles à la main. Ma mère adorait ces fleurs, il l'avait retenu et elle allait être ravie. Quel gentleman ce Benjamin alors!! Ma mère, toute coquette, entra dans la pièce pour le saluer. Elle poussa un petit cri de surprise quand elle apperçut les fleurs sur la table et le remercia en grandes pompes. Mon père ne tarda pas à se montrer et lui serra solennellement la main. Nous nous mîmes tous à table, ma soeur sur une chaise adaptée et je servis. C'était ma mère qui avait cuisiné ( et c'était tant mieux!). Au début tout était silencieux et seul les raclements et tintements des couverts rompaient le silence du repas. Mon coeur battait si fort par le stress que je me demandais si toutes les personnes présentes ne pouvaient pas l'entendre. Ma mère finit par couper le silence ce qui me soulagea. Elle questionna mon ami sur ses études et sur ce qu'il comptait faire plus tard. Il se lança dans un discours interrompu par les questions interessées de mes parents. Mon père avait l'air d'ailleurs très attentif. Je me remis à penser à Lucas. Il avait été comme ça avec lui, interessé par sa personnalité et sa manière si brillante de parler. Un maître d'éloquence. Je savais qu'il l'avait apprécié car il était.."normal". Il n'y avait pas de signe particulier si ce n'était qu'il était poli, mignon, sympathique et intelligent. Mon esprit dériva sur la rencontre entre Bill et mon père. Celui-ci s'était montré méfiant. Surement à cause de sa deception envers Lucas, mais il y avait autre chose. Bill avait un physique assez surprenant, il était magnifique évidemment, mais il n'était pas commun. Et je savais que cela dérangeait mon père bien qu'il ne le disait pas directement. Cela m'avait blessée, pour lui surtout. Je devais avoir l'air endormie ou dans mes pensées car tout le monde avait la tête penchée vers moi. Je sursautais presque et me repris avec un faible "excusez-moi". La discussion continua puis j'allais chercher le dessert: un gateau au chocolat avec une boule de glace. Pendant que je servais les convives, ma soeur, qui n'avait rien dit depuis le début du repas s'exclama soudainement:
-"C'est quand qu'il vient Bill?"
Le silence retomba. Lourd, pesant affreusement sur mes épaules. La cuillière fit un bruit sourd en retombant contre l'assiette du gateau. Tout le monde restait inactif sans piper mot. La situation était on ne peut plus gênante. Ma soeur était petite à l'époque où je fréquentais Bill aux Etats-Unis, et pourtant elle se rappelait de lui et demandait après lui. Je soupirais légèrement, les mains tremblantes. Ben se leva et vint à mes côtés.
Ben: Laisse-moi faire assied-toi.
J'obéissais, comme si je me sentais mal à présent. Je n'osais regarder personne. Ils ne savaient pas que j'avais revu Bill et Ben ne connaissait pas la nature exacte de ma relation avec le beau brun. Il savait juste que c'étai tun sujet délicat, il en avait d'ailleurs eu la preuve le soir du concert. Ma mère regardait son assiette et mon père paraissait furieux. Lui non plus ne semblait pas avoir oublié Bill. Il était tellement furieux contre lui après son départ, et comment il m'avait rendu. Je ne pouvais que le comprendre, mon papa protecteur qui en avait marre que je me fasse avoir par des imbéciles de garçons. Mais ma soeur ne semblait pas vouloir s'arrêter là.
Lindsay: Maman tu avais promis que nous allions le revoir!
Je me tournais subitement vers ma mère qui fit une mine désolée. J'attendais impatiemment ma part de gateau et la mangeais en silence. Ma mère intima à ma soeur d'éviter le sujet pour l'instant et le repas repris, malgré une ambiance refroidie. A l'heure du café à la française après le repas, mon père et Benjamin s'installèrent dans le canapé et se mirent à parler. Heureusement que Ben parlait parfaitement anglais. J'aurais été mal sinon. J'étais dans la cuisine entrain de rincer les assiettes avant de les mettre dans le lave vaisselle quand ma mère en attrapa une pour m'aider. J'avais toujours en tête les paroles proférées par ma soeur et j'étais quelque peu irritée. Elle avait promis quelque chose à ma soeur, quelque chose d'impossible et qui me regardait, quelque chose de la plus haute importance, pour moi. Elle posa sa main chaude sur mon poignet.
Kate: Madison..Je suis désolée, mais elle insistait tellement que pour la faire taire j'ai été obligé de..
Madison: De toutes façons quelle importance hein? Mon petit ami se pose déjà assez de questions c'était pas la peine d'en rajouter! Tu aurais pu lui expliquer!
Elle soupira et regarda ailleurs. Elle savait qu'elle avait eu tort. Le silence se brisa de lui même quand elle reprit la parole.
Kate: Madison je suis vraiment désolée. Je n'en parlerais plus.
Madison: Bien.
Kate: Il me semble que tu me dois quand même quelques explications.
Madison: Comment ça?
Mon ton était ahuris. Moi devoir des explications à ma mère à propos de..Bill!? A ma grande surprise elle saisit ma main et me fit traverser le petit appartement au pas de course. Elle me jetta presque sur le lit qu'elle partageait avec mon père et fouilla dans son sac à main.
Kate: Je ne pensais pa sy avoir recours, je croyais que tu allais m'en parler de toi même. Explique moi.
Elle me jeta un magasine à la figure et je pus rapidement l'identifier comme un magasine pour gamines pré-pubères.
Voilà la suite, avec du retard mais je me reprends en main. Cependant, j'ai l'impression que ce système de prévention ne vous plait pas des masses. Quelque chose à changer?
EDIT: Troisième partie du chapitre. Ca y est j'ai pris pas mal d'avance pour pouvoir vous poster des chapitres, ce que je peux vous dire c'est qu'il y aura peu d'action..Mais beaucoup d'émotions! En bref, Madison n'a pas fini de se poser des questions et de chercher ses réponses!
En première de couverture Matt Pokoko ( je ne donnerais pas de nom XD) et..Bill, le sourcil relevé, les cheveux en pétard, les mains sur les hanches dans une attitude sensuelle et provocatrice. J'étais au pied du mur. J'osais un petit regard timide vers ma mère qui me surplombait l'air furieux. Mais enfin pourquoi devrais-je me justifier? Que devrais-je dire? Ce n'était pas de ma faute quand même si cet imbécile était une star de rock connu dans toute l'Europe! Si?
Madison: Mais enfin que veux-tu savoir?
Kate: Mais tu t'entends?! Ca ne t'as pas choquée?
Madison: Mais si mais ce sont mes affaires!
Kate: Tes affaires? Ce n'est pas toi qui t'es relevée seule! Nous t'avons ramassé, ton père, Cassie et moi à la petite cuillère pour te redonner goût à la vie! A cause de lui tu as passé plus d'un an sans dormir, droguée d'aspirines, complètement coupée du monde et tu penses que ça ne me concerne pas? J'apprends que ce petit con est millionnaire, connu et qu'à chaque fois que tu passes devant un kioske à journaux tu croises son regard sur papier glacé! Froid comme lui!
Madison: Ne dis pas ça de Bill!
Kate: Tiens retournement de situation! Tu m'aurais caché autre chose?
J'étais prise au dépourvu, acculée face à ma mère furieuse et déterminée à me faire cracher la vérité. Je n'avais aucune envie de discuter avec elle de ça. Biensur elle avait adoré Bill, mais elle ne pouvait pas accepter qu'il m'ait fait autant de mal. Maintenant, sachant la vérité, je n'avais fait que lui pardonner, sans oublier. Mais elle était dans l'obscurité absolue. Et je ne voulais pas de nouveau remuer les fantômes du passé. Elle remarqua que je n'étais plus avec elle mais l'esprit tourmenté et elle me ramena à la réalité.
Kate: Madison! Reveille toi! Raconte moi! Tu l'as revu?
Madison: Oui et alors?
Kate: Quand ça? Pourquoi tu ne me l'as pas dit!?
Madison: Pour cette réaction exactement! Tu ne peux pas t'empêcher de rester sur tes positions!
Kate: Après ce qu'il t'a fait? Alors que je pensais que tu étais au bord du suicide? Hors de question!
Madison: Je n'ai jamais été au bord du suicide maman! J'étais triste c'est tout!
Kate: Humiliée! Trahie! Laissée au bord du gouffre! Ce sont tes mots Madison!
Madison: Arrêtes!
A présent je me bouchais les oreilles pour ne plus entendre ce qui me rappelais cette période si noire de mon existence. J'étais une vraie loque mais ces souvenirs me faisaient tellement de mal que je ne me resoudrais jamais à les entendre tourner dans ma tête. Ces cris résonnaient encore en litanie dans ma tête, quand je me rendis compte qu'elle avait cessé d'hurler et que sa main chaude et rassurante caressait régulièrement mon dos courbé. Elle m'attira contre elle et je sentis perler aux coins de mes yeux, des larmes silencieuses qui ne tardèrent pas à dévaler la pente de mes joues blanches. Elle me berça quelques instants avant de replacer son visage face au mien et de me regarder droit dans les yeux sans gêne. Je lui expliquais alors lentement mon périple depuis mon arrivée. J'omettais quelques détails mais lui racontais tout. Elle m'écoutait, attentive en caressant mes tempes et mon cou comme elle l'aurait fait quand j'avais 6 ans après un gros chagrin d'enfant. C'était en quelques sortes réconfortant même si ce n'était plus de mon âge. Non enfait, elle restait ma mère quelque soit mon âge, elle avait tous les droits sur moi. Et si son désir le plus profond était de continuer à me câliner, et bien qu'elle le fasse. Ses paroles n'étaient que chuchotements appaisants.
Kate: Ce Benjamin est très bien tu sais ma chérie. Je sais que j'ai dit ça pour Bill aussi, mais ton Bill n'est plus à ta portée. Il n'est pas pour toi, son monde est bien différent du tien. Tu parais triste de cette révélation. Même si tes sentiments étaient très forts pour lui tu dois apprendre à t'en débarasser.
Madison: Jamais.
Kate: Comment ça?
Madison: Je n'y arriverais pas! Ca me ronge tu vois! Je ne peux pas renoncer à ça, c'est tout ce qu'il me reste de lui et c'est important. Ce n'est pas comme s'il était mort, il est enfoui en moi et c'est très bien.
Kate: Quand ces sentiments ressortiront, une gerbe de larmes les accompagneront Madi. Tu vas souffrir. Il faut que tu te résignes.
Madison: Et si je ne devais pas? Si je passai sà côté de la plus belle chose de ma vie?
Kate: Tu ne sauras jamais ma chérie. Je ne saurais jamais si j'aurais trouvé meilleur époux que ton père. Je sais qu'au moins, c'est un bon père, qu'il est fidèle et que Lyndsay et toi ne manqueraient jamais de rien. Et c'est ça le plus important.
Madison: Je ne suis pas enceinte. Je n'ai pas d'enfant. Pas d'emploi. Je fais juste mes études dans la plus belle ville du monde. Je n'ai rien à perdre si ce n'est son sourire, son étreinte, sa peau, son regard..Tout!
Kate: Que sais-tu de lui ?
Madison: Que c'est un chanteur incroyable! Il est adulé maman! Adulé par toutes ces filles, c'est un prince! Non un ange. Il n'y a que les anges pour rayonner de cette façon là. Il est impossible de passer à côté de lui sans être irradié de sa splendeur. Il me fascine comme au premier jour, aujourd'hui j'ai les réponses, je l'ai pardonnée. Je ne suis pas prête à me réengager avec lui, lui non plus. Et puis je suis avec Ben..Il me rend...Heureuse. Mais quand je pense à la quantité de bonheur que j'éprouvais aux côtés de Bill je suis terassée par la mélancolie.
Kate: Tu es avec Ben ma chérie..Il est bien vraiment! Ce n'est pas ton charismatique Bill, il n'a pas sa grace, sa marche féline et même s'il est beau, personne ne se retourne dans la rue pour le regarder, mais lui, tu sais qui il est. Tu n'auras pas de mauvaise surprise. Il sera là le soir en rentrant. Il ne te promettra pas monts et merveilles mais le peu qu'il pourra t'offrir, il le fera. Tu vises trop haut.
Cette discussion s'arrêta là. Elle quitta la pièce, me laissant encore plus consciente qu'avant de l'ambiguïté de mes sentiments. Ce n'était peut-être pas de l'amour mais qu'est-ce qu'il m'attirait. Je voulais réapprendre à le connaître et je sacrifierais tout pour celà!
Ben vint me chercher dans ma chambre avec un petit sourire en coin, s'inquiétant de ma petite dispute avec ma mère. Je lui dis que ce n'était rien et il m'entoura de ses bras. Cela me mit mal à l'aise. Nous avions parler de Bill pendant une bonne demie-heure et j'avouais moi même avoir plus d'intérêt pour lui que pour mon petit ami. C'était injuste et cruel. Mais jusqu'où suis-je prête à aller pour lui?
Après cette journée mouvementée, je me couchais, enveloppée sous ma couette blanche et duveteuse. Le sommeil ne venant pas, je froissais mes draps en tournant et virant dans mon lit défait. L'attente devenait insupportable. Je saisis mon téléphone et appuya sur le bouton du milieu. La pièce fut illuminée par une lumière puissante qui me fit cligner des yeux plusieurs fois et me donna presque mal à la tête. Il était 2h36 du matin. Je soupirais et repoussais rageusement la couette au pied du lit. Je me mis sur le ventre espérant trouver le sommeil pour changer de positions 45 secondes plus tard. Soudain une idée traversa mon esprit embrouillé. Je saisis mon téléphone et tapai rapidement un texto en anglais.
De: Madison.
Tu dors?
Madison: Mais enfin que veux-tu savoir?
Kate: Mais tu t'entends?! Ca ne t'as pas choquée?
Madison: Mais si mais ce sont mes affaires!
Kate: Tes affaires? Ce n'est pas toi qui t'es relevée seule! Nous t'avons ramassé, ton père, Cassie et moi à la petite cuillère pour te redonner goût à la vie! A cause de lui tu as passé plus d'un an sans dormir, droguée d'aspirines, complètement coupée du monde et tu penses que ça ne me concerne pas? J'apprends que ce petit con est millionnaire, connu et qu'à chaque fois que tu passes devant un kioske à journaux tu croises son regard sur papier glacé! Froid comme lui!
Madison: Ne dis pas ça de Bill!
Kate: Tiens retournement de situation! Tu m'aurais caché autre chose?
J'étais prise au dépourvu, acculée face à ma mère furieuse et déterminée à me faire cracher la vérité. Je n'avais aucune envie de discuter avec elle de ça. Biensur elle avait adoré Bill, mais elle ne pouvait pas accepter qu'il m'ait fait autant de mal. Maintenant, sachant la vérité, je n'avais fait que lui pardonner, sans oublier. Mais elle était dans l'obscurité absolue. Et je ne voulais pas de nouveau remuer les fantômes du passé. Elle remarqua que je n'étais plus avec elle mais l'esprit tourmenté et elle me ramena à la réalité.
Kate: Madison! Reveille toi! Raconte moi! Tu l'as revu?
Madison: Oui et alors?
Kate: Quand ça? Pourquoi tu ne me l'as pas dit!?
Madison: Pour cette réaction exactement! Tu ne peux pas t'empêcher de rester sur tes positions!
Kate: Après ce qu'il t'a fait? Alors que je pensais que tu étais au bord du suicide? Hors de question!
Madison: Je n'ai jamais été au bord du suicide maman! J'étais triste c'est tout!
Kate: Humiliée! Trahie! Laissée au bord du gouffre! Ce sont tes mots Madison!
Madison: Arrêtes!
A présent je me bouchais les oreilles pour ne plus entendre ce qui me rappelais cette période si noire de mon existence. J'étais une vraie loque mais ces souvenirs me faisaient tellement de mal que je ne me resoudrais jamais à les entendre tourner dans ma tête. Ces cris résonnaient encore en litanie dans ma tête, quand je me rendis compte qu'elle avait cessé d'hurler et que sa main chaude et rassurante caressait régulièrement mon dos courbé. Elle m'attira contre elle et je sentis perler aux coins de mes yeux, des larmes silencieuses qui ne tardèrent pas à dévaler la pente de mes joues blanches. Elle me berça quelques instants avant de replacer son visage face au mien et de me regarder droit dans les yeux sans gêne. Je lui expliquais alors lentement mon périple depuis mon arrivée. J'omettais quelques détails mais lui racontais tout. Elle m'écoutait, attentive en caressant mes tempes et mon cou comme elle l'aurait fait quand j'avais 6 ans après un gros chagrin d'enfant. C'était en quelques sortes réconfortant même si ce n'était plus de mon âge. Non enfait, elle restait ma mère quelque soit mon âge, elle avait tous les droits sur moi. Et si son désir le plus profond était de continuer à me câliner, et bien qu'elle le fasse. Ses paroles n'étaient que chuchotements appaisants.
Kate: Ce Benjamin est très bien tu sais ma chérie. Je sais que j'ai dit ça pour Bill aussi, mais ton Bill n'est plus à ta portée. Il n'est pas pour toi, son monde est bien différent du tien. Tu parais triste de cette révélation. Même si tes sentiments étaient très forts pour lui tu dois apprendre à t'en débarasser.
Madison: Jamais.
Kate: Comment ça?
Madison: Je n'y arriverais pas! Ca me ronge tu vois! Je ne peux pas renoncer à ça, c'est tout ce qu'il me reste de lui et c'est important. Ce n'est pas comme s'il était mort, il est enfoui en moi et c'est très bien.
Kate: Quand ces sentiments ressortiront, une gerbe de larmes les accompagneront Madi. Tu vas souffrir. Il faut que tu te résignes.
Madison: Et si je ne devais pas? Si je passai sà côté de la plus belle chose de ma vie?
Kate: Tu ne sauras jamais ma chérie. Je ne saurais jamais si j'aurais trouvé meilleur époux que ton père. Je sais qu'au moins, c'est un bon père, qu'il est fidèle et que Lyndsay et toi ne manqueraient jamais de rien. Et c'est ça le plus important.
Madison: Je ne suis pas enceinte. Je n'ai pas d'enfant. Pas d'emploi. Je fais juste mes études dans la plus belle ville du monde. Je n'ai rien à perdre si ce n'est son sourire, son étreinte, sa peau, son regard..Tout!
Kate: Que sais-tu de lui ?
Madison: Que c'est un chanteur incroyable! Il est adulé maman! Adulé par toutes ces filles, c'est un prince! Non un ange. Il n'y a que les anges pour rayonner de cette façon là. Il est impossible de passer à côté de lui sans être irradié de sa splendeur. Il me fascine comme au premier jour, aujourd'hui j'ai les réponses, je l'ai pardonnée. Je ne suis pas prête à me réengager avec lui, lui non plus. Et puis je suis avec Ben..Il me rend...Heureuse. Mais quand je pense à la quantité de bonheur que j'éprouvais aux côtés de Bill je suis terassée par la mélancolie.
Kate: Tu es avec Ben ma chérie..Il est bien vraiment! Ce n'est pas ton charismatique Bill, il n'a pas sa grace, sa marche féline et même s'il est beau, personne ne se retourne dans la rue pour le regarder, mais lui, tu sais qui il est. Tu n'auras pas de mauvaise surprise. Il sera là le soir en rentrant. Il ne te promettra pas monts et merveilles mais le peu qu'il pourra t'offrir, il le fera. Tu vises trop haut.
Cette discussion s'arrêta là. Elle quitta la pièce, me laissant encore plus consciente qu'avant de l'ambiguïté de mes sentiments. Ce n'était peut-être pas de l'amour mais qu'est-ce qu'il m'attirait. Je voulais réapprendre à le connaître et je sacrifierais tout pour celà!
Ben vint me chercher dans ma chambre avec un petit sourire en coin, s'inquiétant de ma petite dispute avec ma mère. Je lui dis que ce n'était rien et il m'entoura de ses bras. Cela me mit mal à l'aise. Nous avions parler de Bill pendant une bonne demie-heure et j'avouais moi même avoir plus d'intérêt pour lui que pour mon petit ami. C'était injuste et cruel. Mais jusqu'où suis-je prête à aller pour lui?
Après cette journée mouvementée, je me couchais, enveloppée sous ma couette blanche et duveteuse. Le sommeil ne venant pas, je froissais mes draps en tournant et virant dans mon lit défait. L'attente devenait insupportable. Je saisis mon téléphone et appuya sur le bouton du milieu. La pièce fut illuminée par une lumière puissante qui me fit cligner des yeux plusieurs fois et me donna presque mal à la tête. Il était 2h36 du matin. Je soupirais et repoussais rageusement la couette au pied du lit. Je me mis sur le ventre espérant trouver le sommeil pour changer de positions 45 secondes plus tard. Soudain une idée traversa mon esprit embrouillé. Je saisis mon téléphone et tapai rapidement un texto en anglais.
De: Madison.
Tu dors?
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