Kapitel 13.

Kapitel 13.
Hum...*se gratte la tête*...Y'a un souci..Le chapitre est plus là. Il a hum...Disparu. C'est quelque peu embêtant. Comme di Nelen, je vais changer de mot de passe mais bon...'Fin c'est bizarre. Désolée pour celles qui attendaient la suite..En plus du coup vos commentaires ont disparu...Je suis confuse mais je sais pas ce qu'il se passe! Bon à la prochaine!

EDIT: Donc revenons à nos moutons. Je m'apprête à vous remettre le chapitre et en el rallongeant. Evidemment j'ai perdu vos commentaires et mes réponses à vos commentaires. Donc désolé si je réponds que partiellement. Enfin bref, Bonne elcture et encore désolée mais je ne sais ce qui s'est passé!

*

Madison: Qu'est-ce que tu fais là?
Tom: Ils m'ont donné l'adresse et bon je..'fin je..
Madison: Qu'est-ce que tu fais là?

Son regard était confus mais je n'avais aucune pitié pour lui. Je m'étais sentis totalement trahie et humilée quand il m'avait ignorée royalement il y a quelques temps de ça alors qu'il aurait mieux fait de me soutenir. Il baissa les yeux et je voyais ses mains jointes trembler. Il était habillé tout en blanc et jean avec ce bandana qui cachait la racine de ses dreadlocks blondes et harmonieusement posées en hallo sur ses épaules carrées et masculines. Il murmura un faible "désolé" et je tombais faible à ses côtés. Il m'en fallait si peu pour craquer et un sentiment de rage envahit tout mon être. Comment pouvais-je baisser les bras comme ça? Juste comme ça! Peut-être parce que je voulais plus d'explications que d'excuses, comme avec Bill. Me retrouver assise à sa hauteur sembla lui faciliter la tâche à relever la tête et à me faire face. Ses yeux autrefois rieurs avaient perdu un peu de leur éclat et la chaleur de son sourire ne m'aparraissait pas ce soir. Sa voix, chaude et légèrement rauque pass ala barrière de ses lèvres.

Tom: Je suis sincèrement désolé. Je n'étais pas prêt à affronter ton regard. Je suis lâche.

je ne répondis pas, il n'y avait rien a ajouter, j'avais tellement d'estime pour lui et tout était retombé si brutalement le soir du concert qu'il n'y avait rien à dire, oh non. je sentis son corps se rapprocher du miene t le plissement du tissu du canapé se fit entendre. Il était tout proche de mon visage, à quelques centimetres seulement, une lueur étrange dans les yeux. Je ne bougeais pas, attendant curieusement ce qu'il allait faire. Ces deux mains rugueuses et larges prirent mon visages en coupe et de ses deux pouces il caressa mes pommettes et mes joues. Ca avait quelque chose d'apaisant, tellement apaisant que je fermais les yeux comme transportais par cette chaleur que j'avais connu autrefois. Sa présence me rappelait les Etats-Unis qui me manquaient énormément. Je me sentais chez moi, à New York. Son souffle se posa lentement sur mon front et ses lèvres se pressèrent contre lui dans un bruit de succion adorable. Il laissa une petite empreinte mouillée, puis descendit son visage et m'embrassa tendrement sur les deux joues. Je ne l'avais jamais vu aussi tendre, j'étais comme une statue de porcelaine et il prenait soin de ne pas me casser. Ses lèvres chaudes et sèches se frottèrent contre mon nez et toujours yeux fermés je commençais à m'appuyer contre lui. Sans m'en appercevoir, je me retrouvais nichée au creux de ses bras, la tête courbée dans l'angle de son épaule, la main droite entrelacée à sa gauche. Son odeur m'envahit et c'était comme si par cette étreinte je l'avais retrouvé. Pas totalement évidemment mais c'était tellement bon, ce réconfort, cette douceur et je le connaissais. Il me rappelait notre sérénité d'antant. je venais de réaliser à quel point Tom avait été quelqu'un d'important dans ma vie, même si j'avais été amoureuse de son frère. Je n'étais pas amoureuse de Tom, non. Il était juste l'épaule masculine sur laquelle pouvais pleurer en me confiant, celui qui ne m'avait jamais jugé, qui avait accepté le plus dur pour deux jeunes gens ayant fait une bêtise. Il avait été là. mais un jour il a tout brisé et il est parti. Néanmoins, contrairement à Bill j'arrivais facilement à lui pardonner. Peut-être parce que durant tout ce temps il m'étais resté fidèle. Je le comprenais par cette étreinte, par cette réspiration sereine qui me disait qu'il n'avait plus rien à se reprocher, juste à expliquer. sa tête couvrait la mienne et il nous berçait simplement. C'était doux, c'était bon. tellement meilleur que les embrassades de Ben. Celles-là n'étaient pas comparable. C'était bon de le retrouver, vraiment. Tout à coup je sentis une petite empreinte humide contre mes lèvres. Ils venaient de poser les siennes sur les miennes et les pressaient tendrement. Ce geste aurait pu paraître deplacé mais je sentais toute la douceur et sa demande de pardon dans ce petit baiser candide et innocent. Il décolla son visage du mien et me sourit lentement. Je compris alors qu'il allait parler. Il prit une profonde inspiration et se lança.

Tom: Tout s'est passé si vite. Le soir du bal, je suis rentré un peu éméché mais heureux de ma soirée. Je savais que Bill était avec toi, j'avais confiance en lui. Mais quand il est rentré à la maison le lendemain il était fermé, vide. Sans joie, sans peine, je me suis senti déposséder de toute émotion, comme lui. Alors je me suis mis à pleurer en comprenant qu'il n'y arriverait pas avec toi. Je ressentais sa peine, sa douleur! Et je voyais sur el visage de David, fermé et dur qu'il était temps. Maman nous a ouvert ses bras et nou snous sommes mis à pleurer tous les deux. Elle nous réconfortait et elle a tout fait pour que nous ne pensions plus à toi. Bill ne parlait plus, il en voulait pas me dire ce qui s'était passé entre vous, mais je le devinais à travers ses silences, ses regards qu'il était détruit parce qu'il avait cru à quelque chose et que tout s'effondrait sous le regard de notre producteur. C'était, horrible. Un horrible moment à passer. Quand la maison a été vide, on voulait te laisser un mot mais maman nous a dit qu'il ne fallait pas que tu penses qu'on reviendrait. Il fallait t'abandonner pour que tu n'espères pas en vain. Alors on l'a fait. Bill ne disait plus rien en partant. Il n'a pas dormi dans l'avion, moi non plus, ni pendant la semaine qui a suivi. Puis nous avons tout effacé. personne ne devait savoir où nous étions ces derniers mois, tu devais disparaître. mais tu étais toujours là! Dans nos coeurs! Dans nos mémoires! Andréas nous a regardé pendant des mois avec mépris. il ne comprenait pas comment nous avions pu partir en te laissant. Moi non plus, je ne comprends toujours pas comment j'ai pu. Gustav nous a fait plusieurs fois la morale et Georg essayait de nous raisonner et de nous égayer. Mais la seule pensée de t'avoir laissé nous hantait! C'était si dur. Et puis j'ai fait semblant d'oublier, pour aider Bill à en faire autant. Il m'en a voulu pendant longtemps en me disant que je ne pouvais pas t'oublier. Mais je voulais qu'il arrête de souffrir! Je voulais tellement...

Sa voix se brisa, il se tu. C'était tout pour ce soir, ce discours l'épuisait. Son corps était agité de quelques petits soubresauts. J'avais écouté avec attention, c'était bon de l'entendre se confier. Peu à peu, ma haine disparut. Autant pour lui que pour Bill. Il n'y en avait presque plus. Je comprenais peu à peu que dans leur vie, ils ne peuvent pas faire de choix comme ceux-ci. Tout n'était pas encore clair mais je distinguais déjà la lumière au bout du tunnel. Il me serra contre lui à m'en étouffer et je le conduis jusqu'à ma chambre. Son corps était tout tremblant. Un sentiment m'envahi, un sentiment tellement puissant que je me sentis presque pousser des ailes. Je revoyais presque son frère, si faible, tremblant sous la pluie en sortant de chez Michelle, ou drogué ou seulement triste. je le vois quand je regarde Tom, les yeux fixés sur mon superbe plafond blanc. Je le revois et je me vois moi me glissant à ses côtés pour prendre soin de lui. Je monte alors sur le lit et lui retire son baggy, son pull et son t-shirt. Il ne reste que son bandana que je denoue avec précaution. Je le glisse dans les couettes et dépose un baiser sur son front avant de m'eclipser. Il s'est laissé faire, il a confiance. Il sait qu'il peut. Je sors de ma chambre et je vois Lucie sortir de sa chambre.

Lucie: Il se passe quoi avec beau gosse?
Madison: T'es bête. Il est juste venu s'excuser.
Lucie: Waw tu te sens pas valoriser avec toutes ces excuses?
Madison: Je les attends depuis tellement de temps faut dire.

Elle me laissa filer pour que je me change. Un long pull fin enfilé plus tard, je rejoignais Tom dans ma chambre. Décidément cette pièce en aura vu des garçons, tous excepté Benjamin ce qui aurait pu êtr emal jugé étant donné qu'il était mon réel petit copain. Chassant ces dernières funestes pensées de ma tête je m'allongeais à côté du corps chaud de Tom. Il avait détaché ses dreads et elles formaient une auréole dorée autour de sa tête endormie. Il tourna sa tête vers moi et un sourire radieux apparu.

Tom: Je sais que ce que nous avons fait n'est pas pardonnable, mais j'espère qu'avec le temps tu le fasses, voir que tu oublies.
Madison: Chut..Pas de ça ce soir.

Je me blottis contre lui et il me serra de nouveau dans ses bras, comme un grand frère console sa petite soeur. Il commença à me bercer lentement et mon coeur s'allégea. La sensation était étrange mais je sentais comme des battements léger, fluide et sans douleur. Une douce chaleur se répandit en moi et je sentis un autre homme me prendre dans ses bras. Morphée.
Le lendemain Tom avait du partir de bonne heure mais il m'avait serré dans ses bras. Je savais que je l'avais un peu retrouvé mais en même temps il m'avait dit qu'il n'était pas prêt de revenir sur Paris. Bill n'avait pas cherché à me contacter et ça m'avait fait bizarre. Lui avec son " tu me manques", il avait joué au fantôme. Enfin c'était peut-être mieux comme ça. Je ne cherchais même plus à le voir, fatiguée de tout ça. Je voulais vivre ma vie simplement. Et avec Ben c'était devenu possible. on se voyait quasiment tous les jours et j'allais souvent chez lui et inversement. Notre première étreinte a été cependant un peu décevante. Je m'attendai ssurement à mieux depuis le tmps que je n'avais pas eu de relation avec un homme. Ou peut-être avais-je été laissé sur ma faim avec Bill. Je ne sais pas. Les fois d'après furent meilleures, parce que je ne m'attendais pas à quelque chose de grandiose. Je me souvenais toujours néanmoins des bras de Tom et de ses coups de reins sauvages et rapides. Comme pour terminer vite. Ce moment là avait été fou, je ne le regrette plus maintenant parce qu'il avait été aimant le temps d'un instant et nos deux corps glissant l'un contre l'autre avait quelque chose d'amoureux. Pour l'enfant...Je ne l'avais dit à personne. Bill ne paraissait toujours pas au courant et c'était mieux. Qu'est-ce qu'il aurait pensé dites moi?

Nous sommes le 17 Decembre et ma famille débarque ce matin de New-York. Je n'avais jamais été aussi nerveuse de voir quelqu'un. Lucie avait emprunté la grande voiture de ses parents et m'avait accompagné jusqu'à l'aéroport récupéré mes parents et ma soeur. je me languissais tant de la serrer dans mes bras, de voir comment elle a grandi, comment elle est devenue si jolie avec ses bouclettes blondes et brillantes. Lucie et moi attendons dans le hall, le vol a un peu de retard mais tanpis, c'est le week end nous avons le temps. Ben n'est pas venu préférant me laisser le temps de retrouver les miens. Il sera là demain et pendant les fêtes. Je suis nerveuse. Qu'est-ce que vont penser mes parents de mon chez moi? C'est comme une évaluation. Ils ne l'ont vu qu'en photos par mail. C'est alors qu'une nuée de passagers, de touristes et de voyageurs en tout genre déferle devant nos yeux. Je me mets sur la pointe des pieds pour ne pas les louper. C'est là que j'entends mon père pester contre son chariot qui avance mal et ma soeur hurler pour le pousser. Ma mère, à leur côté semble fatiguée mais me cherche elle aussi des yeux. Je les apperçois tous les trois et mon coeur loupe un battement. Mes mains s'agitent au-dessus de ma tête et je vois ma mère s'exclamait en me voyant. Un sourire radieux se poste sur son visage et le visage de ma soeur se tord dans une moue de surprise avant de se mettre à courir vers moi, son auréole de cheveux blond voletant autour de ses épaules frêles. Ses pas se faisaient de plus en plus rapide et elle me sauta dans les bras. C'était si bon de sentir son odeur d'enfant contre moi, ma tête enfouie dans ses cheveux. Elle rigolait et parlait vivement, en anglais. Et c'était si bon d'entendre ce petit accent drôle et new-yorkais. Son rire si doux atteint mes oreilles comme une belle mélodie longtemps perdue et maintenant retrouvée. Je me redressais et elle restait collée à moi. Ma mère accourue et se jeta à son tour dans mes bras. Puis mon père m'enlaça à son tour avec un sourir fier: Ma fille a conquit Paris! A cette pensée je souris de plus belle. Je présentais Lucie qui souriait franchement elle aussi et nous nous dirigeâmes vers la sortie de l'aéroport. Ma soeur n'arrêtait pas de parler et me tenait la main. Ma mère avait l'air aussi très heureuse de pouvoir voir Paris. Chose qu'elle avait toujours rêver de faire. Nous montâmes dans la voiture et Lucie nous conduisit jusqu'à l'appartement. Elle avait accepté de nous laisser l'appart' pendant un mois pendant qu'elle irait chez son copain. Les valises furent déposées dans les chambres et mes parents s'affalèrent sur notre petit canapé tandis que Lucie fermait la porte. Je m'assis enface d'eux sur le fauteil et remontai mes jambes contre moi. Ils regardaient tous les deux le plafond et semblaient exténués du voyage. Lyn courait dans tous les sens en posant pleins de questions. Ma mère finit par se lever et me demander de lui faire visiter. Suivit de Peter, mon père, le tour du propriétaire fut bref mais sympathique. Leur mine fatiguée s'émerveille de la vue que j'ai de la fenêtre de ma chambre.

Madison: Ce ne sont que des appartements!
Kate: Oui mais c'est tellement joli! Profite bien ma fille! Bon, je vais me laver j'ai l'impression d'être encore dans l'ettoufement de l'avion!

Sur ces mots elle partit nous laissant, mon père et moi. Il souriait sereinement, il avait l'air heureux, heureux pour moi. Nous passâmes la soirée à discuter de ma vie parisienne mais ils allèrent tous se coucher tot. Le voyage les avait épuisé. Les jours suivants ils visitaient tous les trois pendant que je travaillais mes cours. Puis vint les vacances de noël et je les emmenais au restaurant. Un soir je dus garder ma soeur pendant qu'ils faisaient une soirée en amoureux. C'était tellement bon de la retrouver, ma petite soeur. Nous mangeâmes un pot de glace americaine chacun en regardant les séries débiles de la télé. Elle me racontait sa petite vie à la maternelle et me montrait comment elle savait bien dessiner les chiens. Je ratais tellement de choses avec elle, mais je ne devais pas regarder ce que j'avais perdu mais plutot ce que j'avais gagné. Justement, Ben vint un après-midi pour se présenter. Mon père le regardait suspicieusement puis finit par lui serrer la main. Ma mère me parla à part dans la cuisine.

Kate: Ma chérie tu es heureuse?


"J'ai passé le stade du gamin, qui fume, qui fait des conneries. Je suis dans un stade de fin d'adolescence, ou ma psychologie change et ou je deviens un homme. Je ne suis pas du genre à dire je t'aime au bout d'une fois, ni du genre à faire confiance au bout de deux minutes. Je suis gentil oui, mais je peux être méchant. Je suis quelqu'un qui aime mettre la merde, et quand je n'aime pas quelqu'un j'y vais jusqu'au bout. Quand je suis amoureux, je suis fidèle. Et quand on me trompe, j'arrête. Arrêtez de croire que Tom Kaulitz est quelqu'un qui saute sur tout ce qui bouge, et qui dit que des conneries. Ouvrez les yeux !"
Tom Kaulitz.

Voilà j'ai tout reposté plus une autre petite partie. En esperant que je ne vous déçois pas!

A part tous les remerciements j'aimerais demander à Smoutch-smoutch pourquoi elle rattache mon histoire à Twilight. C'est juste de la curiosité n'est pas peur =D

Encore merci à touuuuutes!


Kate: Ma chérie tu es heureuse?
Madison: Biensur que je le suis! Pourquoi ça?
Kate: Je ne sais pas..Mais si tu ne l'es pas, saches que tu ne dois pas te forcer.

Elle me laissa en plan dans la cuisine. Comment ça me forcer? Je me forçais à quoi? A rien! Qu'est-ce qu'ils avaient tous à penser qu'il y avait quelque chose qui clochait chez moi?? Je n'étais pourtant pas malade, je dormais assez bien et même si les souvenirs du passé ressurgissaient assez fréquemment en ce moment ce n'était rien de grave. Enfin je le pensais. J'avais une plaie béante dans ma poitrine, je le savais. Elle était juste enveloppée dans le mensonge et le paraître. je ne voulais pa smotnrer mon malheur ni mon indifférence. La seule façon d'être tranquille était d'être heureuse. Alors je devais montrer mon bonheur, ou du moins celui que je voulais faire transparaîtr eet tacher de l'être rien qu'un tout petit peu. Cela me demandait quand même quelques efforts, j'étais une fille forte mais je ne pouvais pas tout supporter. Ainsi, il m'arrivait en ce moment de fondre en larmes, quand j'étais seule évidemment! Je ne me serais pas permise de foutre en l'air des semaines de représentations quotidiennes d'un bonheur fabulé! Non il fallait être plus subtile. Montrer que tout allait bien.
J'étais assise avec ma petite soeur sur le canapé, les parents de sortis nous étions entrain de regarder le roi lion tranquillement. Je sentais l'odeur de ses cheveux, cette odeur de bébé était parti pour laisser place à une plus enfantine, toujours aussi douce et rassurante. Elle était blottis contre moi et là, en la calinant j'avais l'impression d'exister pour quelque chose, pour quelqu'un. Et pas pour de faux cette fois-ci.

Lyndsay: Madi...Tu as un amoureux?
Madison: Oui ma puce! Et toi tu en as un?
Lyndsay: Bein y'a Nicolas et Alexandre mais bon, Josh me plaît aussi!

Je la regardais dubitative. Et bien ma petite soeur était une sacrée tombeuse! Elle m'expliquait avec ses mots à elle à quoi elle jouait avec chacun d'eux au jardin d'enfants. Encore une fois, en la regardant, en l'écoutant je me rendis compte à quel point la vie était belle pour elle. Tellement mieux. Même si je n'avais pas de quoi me plaindre c'était parfois dur. Dur que dis-je? Impossiblement faisable! Les devoirs s'accumulaient et je devais sérieusement penser à me trouver un travail, parce que mon père ne le savait pas mais les ressources que mes parents m'envoyaient tous les mois ne suffisaient plus à couvrir la scolarité, le loyer et les courses. La vie à Paris se revelait être bien plus chère que ce que je pensais. Et je refusais de demander de l'aide à qui que ce soit. Et puis personne à Paris n'avait de l'argent à revendre, encore moins les étudiants. La vie n'était pas moche, elle n'était pas belle non plus car elle n'était pas simple. Nous passâmes le reste de la soirée à faire un monopoly et a dessiné des princesses et des chatons sur des feuilles d'ordinateur. Je la prenais aussi en photo, pour le souvenir de sa présence, de sa silhouette penchée sur la table entrain de dessiner- la langue sortie de la bouche- une fabuleuse maison bleue.
Le lendemain, je me levais de bonne heure. Ben venait passer la journée avec mes parents et j'avais aménagé un petit coin salle à manger pour tous nous réunir lors du repas. J'appréhendais un peu. C'était la première fois qu'ils se rencontreraient tous et même si je savais que tout le monde savait se tenir, on ne peut jamais être sur de tout! Une fois la table mise la sonnete de la porte d'entrée retentit. Je m'empressais d'aller ouvrir. Ben arriva, un bouquet de jonquilles à la main. Ma mère adorait ces fleurs, il l'avait retenu et elle allait être ravie. Quel gentleman ce Benjamin alors!! Ma mère, toute coquette, entra dans la pièce pour le saluer. Elle poussa un petit cri de surprise quand elle apperçut les fleurs sur la table et le remercia en grandes pompes. Mon père ne tarda pas à se montrer et lui serra solennellement la main. Nous nous mîmes tous à table, ma soeur sur une chaise adaptée et je servis. C'était ma mère qui avait cuisiné ( et c'était tant mieux!). Au début tout était silencieux et seul les raclements et tintements des couverts rompaient le silence du repas. Mon coeur battait si fort par le stress que je me demandais si toutes les personnes présentes ne pouvaient pas l'entendre. Ma mère finit par couper le silence ce qui me soulagea. Elle questionna mon ami sur ses études et sur ce qu'il comptait faire plus tard. Il se lança dans un discours interrompu par les questions interessées de mes parents. Mon père avait l'air d'ailleurs très attentif. Je me remis à penser à Lucas. Il avait été comme ça avec lui, interessé par sa personnalité et sa manière si brillante de parler. Un maître d'éloquence. Je savais qu'il l'avait apprécié car il était.."normal". Il n'y avait pas de signe particulier si ce n'était qu'il était poli, mignon, sympathique et intelligent. Mon esprit dériva sur la rencontre entre Bill et mon père. Celui-ci s'était montré méfiant. Surement à cause de sa deception envers Lucas, mais il y avait autre chose. Bill avait un physique assez surprenant, il était magnifique évidemment, mais il n'était pas commun. Et je savais que cela dérangeait mon père bien qu'il ne le disait pas directement. Cela m'avait blessée, pour lui surtout. Je devais avoir l'air endormie ou dans mes pensées car tout le monde avait la tête penchée vers moi. Je sursautais presque et me repris avec un faible "excusez-moi". La discussion continua puis j'allais chercher le dessert: un gateau au chocolat avec une boule de glace. Pendant que je servais les convives, ma soeur, qui n'avait rien dit depuis le début du repas s'exclama soudainement:

-"C'est quand qu'il vient Bill?"

Le silence retomba. Lourd, pesant affreusement sur mes épaules. La cuillière fit un bruit sourd en retombant contre l'assiette du gateau. Tout le monde restait inactif sans piper mot. La situation était on ne peut plus gênante. Ma soeur était petite à l'époque où je fréquentais Bill aux Etats-Unis, et pourtant elle se rappelait de lui et demandait après lui. Je soupirais légèrement, les mains tremblantes. Ben se leva et vint à mes côtés.

Ben: Laisse-moi faire assied-toi.

J'obéissais, comme si je me sentais mal à présent. Je n'osais regarder personne. Ils ne savaient pas que j'avais revu Bill et Ben ne connaissait pas la nature exacte de ma relation avec le beau brun. Il savait juste que c'étai tun sujet délicat, il en avait d'ailleurs eu la preuve le soir du concert. Ma mère regardait son assiette et mon père paraissait furieux. Lui non plus ne semblait pas avoir oublié Bill. Il était tellement furieux contre lui après son départ, et comment il m'avait rendu. Je ne pouvais que le comprendre, mon papa protecteur qui en avait marre que je me fasse avoir par des imbéciles de garçons. Mais ma soeur ne semblait pas vouloir s'arrêter là.

Lindsay: Maman tu avais promis que nous allions le revoir!

Je me tournais subitement vers ma mère qui fit une mine désolée. J'attendais impatiemment ma part de gateau et la mangeais en silence. Ma mère intima à ma soeur d'éviter le sujet pour l'instant et le repas repris, malgré une ambiance refroidie. A l'heure du café à la française après le repas, mon père et Benjamin s'installèrent dans le canapé et se mirent à parler. Heureusement que Ben parlait parfaitement anglais. J'aurais été mal sinon. J'étais dans la cuisine entrain de rincer les assiettes avant de les mettre dans le lave vaisselle quand ma mère en attrapa une pour m'aider. J'avais toujours en tête les paroles proférées par ma soeur et j'étais quelque peu irritée. Elle avait promis quelque chose à ma soeur, quelque chose d'impossible et qui me regardait, quelque chose de la plus haute importance, pour moi. Elle posa sa main chaude sur mon poignet.

Kate: Madison..Je suis désolée, mais elle insistait tellement que pour la faire taire j'ai été obligé de..
Madison: De toutes façons quelle importance hein? Mon petit ami se pose déjà assez de questions c'était pas la peine d'en rajouter! Tu aurais pu lui expliquer!

Elle soupira et regarda ailleurs. Elle savait qu'elle avait eu tort. Le silence se brisa de lui même quand elle reprit la parole.

Kate: Madison je suis vraiment désolée. Je n'en parlerais plus.
Madison: Bien.
Kate: Il me semble que tu me dois quand même quelques explications.
Madison: Comment ça?

Mon ton était ahuris. Moi devoir des explications à ma mère à propos de..Bill!? A ma grande surprise elle saisit ma main et me fit traverser le petit appartement au pas de course. Elle me jetta presque sur le lit qu'elle partageait avec mon père et fouilla dans son sac à main.

Kate: Je ne pensais pa sy avoir recours, je croyais que tu allais m'en parler de toi même. Explique moi.

Elle me jeta un magasine à la figure et je pus rapidement l'identifier comme un magasine pour gamines pré-pubères.





Voilà la suite, avec du retard mais je me reprends en main. Cependant, j'ai l'impression que ce système de prévention ne vous plait pas des masses. Quelque chose à changer?


EDIT: Troisième partie du chapitre. Ca y est j'ai pris pas mal d'avance pour pouvoir vous poster des chapitres, ce que je peux vous dire c'est qu'il y aura peu d'action..Mais beaucoup d'émotions! En bref, Madison n'a pas fini de se poser des questions et de chercher ses réponses!

En première de couverture Matt Pokoko ( je ne donnerais pas de nom XD) et..Bill, le sourcil relevé, les cheveux en pétard, les mains sur les hanches dans une attitude sensuelle et provocatrice. J'étais au pied du mur. J'osais un petit regard timide vers ma mère qui me surplombait l'air furieux. Mais enfin pourquoi devrais-je me justifier? Que devrais-je dire? Ce n'était pas de ma faute quand même si cet imbécile était une star de rock connu dans toute l'Europe! Si?

Madison: Mais enfin que veux-tu savoir?
Kate: Mais tu t'entends?! Ca ne t'as pas choquée?
Madison: Mais si mais ce sont mes affaires!
Kate: Tes affaires? Ce n'est pas toi qui t'es relevée seule! Nous t'avons ramassé, ton père, Cassie et moi à la petite cuillère pour te redonner goût à la vie! A cause de lui tu as passé plus d'un an sans dormir, droguée d'aspirines, complètement coupée du monde et tu penses que ça ne me concerne pas? J'apprends que ce petit con est millionnaire, connu et qu'à chaque fois que tu passes devant un kioske à journaux tu croises son regard sur papier glacé! Froid comme lui!
Madison: Ne dis pas ça de Bill!
Kate: Tiens retournement de situation! Tu m'aurais caché autre chose?

J'étais prise au dépourvu, acculée face à ma mère furieuse et déterminée à me faire cracher la vérité. Je n'avais aucune envie de discuter avec elle de ça. Biensur elle avait adoré Bill, mais elle ne pouvait pas accepter qu'il m'ait fait autant de mal. Maintenant, sachant la vérité, je n'avais fait que lui pardonner, sans oublier. Mais elle était dans l'obscurité absolue. Et je ne voulais pas de nouveau remuer les fantômes du passé. Elle remarqua que je n'étais plus avec elle mais l'esprit tourmenté et elle me ramena à la réalité.

Kate: Madison! Reveille toi! Raconte moi! Tu l'as revu?
Madison: Oui et alors?
Kate: Quand ça? Pourquoi tu ne me l'as pas dit!?
Madison: Pour cette réaction exactement! Tu ne peux pas t'empêcher de rester sur tes positions!
Kate: Après ce qu'il t'a fait? Alors que je pensais que tu étais au bord du suicide? Hors de question!
Madison: Je n'ai jamais été au bord du suicide maman! J'étais triste c'est tout!
Kate: Humiliée! Trahie! Laissée au bord du gouffre! Ce sont tes mots Madison!
Madison: Arrêtes!

A présent je me bouchais les oreilles pour ne plus entendre ce qui me rappelais cette période si noire de mon existence. J'étais une vraie loque mais ces souvenirs me faisaient tellement de mal que je ne me resoudrais jamais à les entendre tourner dans ma tête. Ces cris résonnaient encore en litanie dans ma tête, quand je me rendis compte qu'elle avait cessé d'hurler et que sa main chaude et rassurante caressait régulièrement mon dos courbé. Elle m'attira contre elle et je sentis perler aux coins de mes yeux, des larmes silencieuses qui ne tardèrent pas à dévaler la pente de mes joues blanches. Elle me berça quelques instants avant de replacer son visage face au mien et de me regarder droit dans les yeux sans gêne. Je lui expliquais alors lentement mon périple depuis mon arrivée. J'omettais quelques détails mais lui racontais tout. Elle m'écoutait, attentive en caressant mes tempes et mon cou comme elle l'aurait fait quand j'avais 6 ans après un gros chagrin d'enfant. C'était en quelques sortes réconfortant même si ce n'était plus de mon âge. Non enfait, elle restait ma mère quelque soit mon âge, elle avait tous les droits sur moi. Et si son désir le plus profond était de continuer à me câliner, et bien qu'elle le fasse. Ses paroles n'étaient que chuchotements appaisants.

Kate: Ce Benjamin est très bien tu sais ma chérie. Je sais que j'ai dit ça pour Bill aussi, mais ton Bill n'est plus à ta portée. Il n'est pas pour toi, son monde est bien différent du tien. Tu parais triste de cette révélation. Même si tes sentiments étaient très forts pour lui tu dois apprendre à t'en débarasser.
Madison: Jamais.
Kate: Comment ça?
Madison: Je n'y arriverais pas! Ca me ronge tu vois! Je ne peux pas renoncer à ça, c'est tout ce qu'il me reste de lui et c'est important. Ce n'est pas comme s'il était mort, il est enfoui en moi et c'est très bien.
Kate: Quand ces sentiments ressortiront, une gerbe de larmes les accompagneront Madi. Tu vas souffrir. Il faut que tu te résignes.
Madison: Et si je ne devais pas? Si je passai sà côté de la plus belle chose de ma vie?
Kate: Tu ne sauras jamais ma chérie. Je ne saurais jamais si j'aurais trouvé meilleur époux que ton père. Je sais qu'au moins, c'est un bon père, qu'il est fidèle et que Lyndsay et toi ne manqueraient jamais de rien. Et c'est ça le plus important.
Madison: Je ne suis pas enceinte. Je n'ai pas d'enfant. Pas d'emploi. Je fais juste mes études dans la plus belle ville du monde. Je n'ai rien à perdre si ce n'est son sourire, son étreinte, sa peau, son regard..Tout!
Kate: Que sais-tu de lui ?
Madison: Que c'est un chanteur incroyable! Il est adulé maman! Adulé par toutes ces filles, c'est un prince! Non un ange. Il n'y a que les anges pour rayonner de cette façon là. Il est impossible de passer à côté de lui sans être irradié de sa splendeur. Il me fascine comme au premier jour, aujourd'hui j'ai les réponses, je l'ai pardonnée. Je ne suis pas prête à me réengager avec lui, lui non plus. Et puis je suis avec Ben..Il me rend...Heureuse. Mais quand je pense à la quantité de bonheur que j'éprouvais aux côtés de Bill je suis terassée par la mélancolie.
Kate: Tu es avec Ben ma chérie..Il est bien vraiment! Ce n'est pas ton charismatique Bill, il n'a pas sa grace, sa marche féline et même s'il est beau, personne ne se retourne dans la rue pour le regarder, mais lui, tu sais qui il est. Tu n'auras pas de mauvaise surprise. Il sera là le soir en rentrant. Il ne te promettra pas monts et merveilles mais le peu qu'il pourra t'offrir, il le fera. Tu vises trop haut.

Cette discussion s'arrêta là. Elle quitta la pièce, me laissant encore plus consciente qu'avant de l'ambiguïté de mes sentiments. Ce n'était peut-être pas de l'amour mais qu'est-ce qu'il m'attirait. Je voulais réapprendre à le connaître et je sacrifierais tout pour celà!
Ben vint me chercher dans ma chambre avec un petit sourire en coin, s'inquiétant de ma petite dispute avec ma mère. Je lui dis que ce n'était rien et il m'entoura de ses bras. Cela me mit mal à l'aise. Nous avions parler de Bill pendant une bonne demie-heure et j'avouais moi même avoir plus d'intérêt pour lui que pour mon petit ami. C'était injuste et cruel. Mais jusqu'où suis-je prête à aller pour lui?
Après cette journée mouvementée, je me couchais, enveloppée sous ma couette blanche et duveteuse. Le sommeil ne venant pas, je froissais mes draps en tournant et virant dans mon lit défait. L'attente devenait insupportable. Je saisis mon téléphone et appuya sur le bouton du milieu. La pièce fut illuminée par une lumière puissante qui me fit cligner des yeux plusieurs fois et me donna presque mal à la tête. Il était 2h36 du matin. Je soupirais et repoussais rageusement la couette au pied du lit. Je me mis sur le ventre espérant trouver le sommeil pour changer de positions 45 secondes plus tard. Soudain une idée traversa mon esprit embrouillé. Je saisis mon téléphone et tapai rapidement un texto en anglais.

De: Madison.
Tu dors?


J'aimerais atteindre les 35 commentaires :)



# Posted on Tuesday, 17 March 2009 at 12:58 PM

Edited on Saturday, 04 April 2009 at 8:00 AM

IMPORTANT!

IMPORTANT!

Fanaction Internationale

Aux vues des nouvelles informations a propos du réel impact de tout l'incident des stalkeuses sur le groupe, nous avons pensé que pour une fois, ils avaient besoin une énorme démonstration d'amour de la part de leur fans.
Nous avons été là pour eux, quand Bill fut malade... Et pour toutes les choses qu'ils ont affrontées depuis plus de 3ans et demi.
C'est pourquoi nous avons décidé de monter ce projet, que nous voulons global et international, pour leur montrer notre soutien sans faille et notre respect pour leur musique et pour les personnes qu'ils sont.
Donc voila le programme, je fais partie du forum français THSekunde(http://tokiohotelsekunde.forumandco.com/). Nous pensons que la plupart des Fanactions ne seront pas vues par le groupe malheureusement. C'est pourquoi nous avons décidé d'organiser une énorme action mondiale pour tous les pays qui supportent Tokio Hotel, pas seulement Tom mais tout le groupe.
Nous voulons faire un grand Download day avec la chanson 'Ich bin da' (ou 'By your side', selon votre pays). Le but est de susciter un énorme buzz et de mettre la chanson au sommet des charts mondiaux. Si ça marche, le groupe, les medias, les gens et tous els fans le sauront immédiatement : pourquoi une chanson, disponible depuis 2 ans est soudainement numéro 1 ?
Nous avons choisi 'Ich bin da' pour ses paroles. Nous souhaitons que cette action se déroule partout dans le monde le même jour.
Nous savons toutes que l'atmosphère est extrêmement froide entre les fans. C'est la meilleure façon de changer cela et de montrer à tous que nous sommes unies par la musique. Comme un retour aux sources. Le Download day sera samedi 16 mai sur iTunes.
Le staff de Sekunde reviendra vous expliquer comment tout ça fonctionne. Merci de nous aider à supporter nos p'tits gars. C'est une idée pour tout le monde, sur terre, donc n'ayez pas peur de le diffuser partout.
Les Fanclubs officiels de Croatie, Estonie, Suisse, Italie, France et USA sont déjà d'accord avec ce projet. Nous attendons les autres.
Si vous avez des questions, thsekunde@hotmail.fr
ou venez sur http://tokiohotelsekunde.forumandco.com/ pour mieux constater


[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Monday, 27 April 2009 at 8:06 AM

Kapitel 14.

Kapitel 14.
Beaucoup de retard je sais, mais j'ai pas eu les commentaires que je voulais heiiin ><
Bon je vous la met quand même cette suite, vous allez enfins avoir à qui elle envoie ses textos et je suis sure que vous allez être surprise de ce qui se dit :p
Bonne lectuuuuuure!


De: Madison.
Tu dors?

Je l'envoyais rapidement et me recoucha sur le côté n'attendant pas de réponse. Soudain mon portable vibra et faillit tomber de la table de chevet. Je le rattrapais de justesse et ouvris le clapet puis selectionnais l'ouverture de mon nouveau message.

De: B.
Non, je sors de la douche. Que me vaut ce texto de la nuit?

Mon coeur battait si vite dans ma poitrine que je l'entendais tambouriner dans mes oreilles. Je devais répondre! Et puis j'en avais envie en plus! Je repris mon clavier et mon esprit en main et ecrivis.

De: Madison.
Je n'arrivais pas à dormir. Pourquoi tu te douches si tard?

Je pensais avoir assez de temps pour replacer mon coussin mais il répondait déjà! Waw quelle rapidité!

De: B.
Ton esprit est torturé? Tu te poses des questions? Quelqu'un proche de toi ronfle? Je me douche tard parce que je viens de rentrer d'une soirée...

De: Madison.
Non je suis seule. Enfait mes parents sont là. Souvenirs..Ca fait forcément réfléchir. Quel genre de soirée?

J'étais impatiente de connaître sa réponse. Sa réaction. Mais comme pour me convaincre que ça n'avait pas réellement d'importance je me levais pour aller aux toilettes dans l'obscurité total et revint. Mon téléphone était allumé et clignotais violemment. Je le saisis sans plus attendre le coeur battant.

De: B.
Ah je vois..Je suis au centre de la boucherie? Du genre que t'aimerais pas. Des gens bourrés de fric qui parlent pour ne rien dire.

De: Madison.
Ma mère sait qui tu es, elle a eu un choc. Elle préfèrerait que je m'éloigne de toi. Ah vraiment? Qu'est-ce que tu fiches à ces débilités?

De: B.
De toutes façons toi et moi on ne se voit plus. Ca la rendra heureuse. Je n'y peux rien j'y suis obligé.

Sa réponse me fit mal, comme s'il était indifférent. Laissant de côté sa soirée je le relançais.

De: Madison.
Dois-je lutter contre l'envie d'être à tes côtés?

J'hésitais à envoyer puis appuyais sur le vert en fermant les yeux. Mes mains étaient moites et pour la première fois il mit du temps à répondre si bien que je crus m'évanouir quand mon portable vibra entre mes mains humides et crispées.

De: B.
Tu ne devrais pas dire ça. Tu as quelqu'un il me semble?

Je ne savais pas si j'étais déçue de son manque d'enthousiasme mais une pointe de tristesse eclata en moi. Il ne voulait pas se battre, je m'accrochais peut-être à..Du vide.

De: Madison.
J'ai quelqu'un. Cela m'empêche d'avoir de l'affection pour toi?

De: B.
Non...Tu me manques aussi...Terriblement...

Sa réponse me laissa sans voix, si heureuse, je ne savais pas quoi dire. J'étais sur un nuage. Il ne se foutait pas de moi! Je lui manquais! Je manquais à Bill Kaulitz. Une vague d'amour prit possession de moi et je me rappelais avoir vu un reportage sur les femmes enceintes qui n'étaient qu'amour. Je n'étais pas enceinte, mais j'enfantais un sentiment puissant. Mon portable re-vibra comme impatient.

De: B.
J'ai dit quelque chose qu'il fallait pas? Ton copain va venir me casser la gueule?

Cette réponse me fit sourire et c'est en ricanant gentillement que je lui répondis.

De: Madison.
Non, je suis heureuse, c'est tout.

De: B.
Ton bonheur me comble, il n'y a que ça d'important à mes yeux. Je dois me coucher une longue journée m'attends. Seras-tu là aux alentours du 20 Décembre?

De: Madison.
Oui je ne bouge pas. Ma soeur est là.

De: B.
Bien, je serais heureux que nous parlions, face à face. J'aimerais aussi revoir ta famille même si je ne suis pas le bienvenu.

De: Madison.
Au fond tu l'es toujours. Bonne nuit..Bisous.

De: B.
Dors bien, ne te tortures plus. Je me rangerai à ta décision. Ich Liebe Dich.

Okay l'allemand c'était pas ma matière préférée. Mais là j'avais capté le message!


Bon hum..j'ai mis le chapitre y'a une semaine et à ce que je vois quand je préviens pas, y'a beau avori des visites, personne commente! Donc en gros, y'a 75% des lectrices qui sont passives. Merci ça fait plaisir. M'enfin c'est pas comme si je le savais pas et que je l'avais jamais fait remarquer!
Je m'en vais de ce pas prévenir les autres et j'vous demande...De lire l'article précédent si vous ne l'avez pas fait et Hum..Vous pensez quoi des nouvelles têtes de Bill et Tom?



J'alternais entre les cours et ma famille, revoyais Lucie de temps en temps en lui racontant combien c'était bon de retrouver les miens. Elle paraissait aussi heureuse que moi de partager un appartement avec son copain mais elle me disait ne pas encore être prête à s'installer avec lui. Ce qui me rassura quelque peu, je n'avais pas envie de trouver une autre colocataire, ou bien de m'installer avec Ben. Pas après les quelques messages que nous avions échangé Bill et moi..Quoique...Je n'étais pas prête quand même. Cela faisait trop peu de temps que nous étions ensemble, l'engagement auprès d'un homme n'était pas à prendre à la légère pour moi après tout ce qui m'était arrivé!
La fin du trimestre arrivait à grand pas et les vacances de noël aussi. Une excitation monta en moi! Mon premier noël à Paris, mon premier noël dans ce nouveau monde. J'étais heureuse d'avoir ma famille autour de moi et je réalisais que je n'aurais pas été prête à passer cette épreuve seule ou dans la famille de Benjamin. Quand je rentrais le repas étai prêt, ma mère se chargeait de tout et c'était assez plaisant si bien que même si ma famille perturbait ma tranquillité j'étais sure de les regrétter après leur départ! Le vendredi soir arriva, nous étions le 19 décembre, le metro était bondé mais un sentiment de joie animait tous les visages. Pour la plupart de nous, étudiants c'était le soir des vacances. D'autres travailleurs accueillaient le week-end avec entrain et pensaient aux derniers achats de noël. Je sortis de la bouche de métro, la vapeur blanche sortait des bouches d'égouts et tout autour de moi la ville scintillait. Nous n'étions pas dans un des quartiers les plus branchés de Paris, mais tout était beau quand même! Et même si le froid martirisait violemment ma peau, je l'aspirais de mes deux narines les yeux fermés et un sourire éclatant sur le visage. Néanmoins, j'accuellis avec plaisir la chaleur de mon appartement ainsi que l'étreinte de ma mère. Elle était heureuse que ce soit les vacances et que je sois enfin tout à elle. Un petit repas français nous attendait. Elle avait profité de sa visite parisienne pour s'acheter un livre de cuisine qu'elle avait directement mis à l'épreuve!

Kate: Pour noël j'essairais quelque chose de français, avec des coquillages!
Peter: Je pensais que nous allions au restaurant!
Kate: Non je préfère faire ça ici chéri. Nous sortirons ensuite admirer la tour Eiffel si tu le souhaites!

Tout le monde se mit à table avec bonne humeur. Dès que le repas fut fini je regagnais ma chambre, envieuse de m'écrouler sur mon lit. Tout le stress accumulé ces derniers mois s'évanouit dans mes oreillers duveteux. Je roulai sur le dos, balançai mes chaussures à travers la pièce à l'aide de mes orteils, m'étirai longuement puis retirai mon pulll encombrant avant de l'envoyer valser à l'autre bout de la pièce. J'étais enfin à l'aise par dessus ma couverture épaisse et moelleuse. Ma pensée dériva sur de nombreux sujets et tandis que je baillai, mon portable vibra sur le lit. Je le saisis et le portai à mon oreille.

Madison: Allo?
Ben: Mon coeur?
Madison: Oh coucou! Tu es rentré chez toi?
Ben: Oui à peine, tu as passé une bonne journée?
Madison: Fatigante! Ta mère est toujours derrière moi!
Ben: Oh ça..C'est parce qu'elle t'aime bien je suppose.

J'imginais déjà son sourire charmeur à l'autre bout du combiné et je souris à mon tour. Ben était vraiment quelqu'un de charmant, quelqu'un de bien. Il n'égalait pas mon brun...Mais il était au-dessus de bien d'autres. Nous restâmes encore quelques instants au téléphone, il me posait toutes sortes de questions et quand je raccrochai je me souvins que le lendemain j'avais un rendez-vous avec Bill. Enfin je n'avais pas l'heure, ni l'endroit d'ailleurs et je ne savais pas si je pouvais le considérer comme un rendez-vous. Je n'étais pas non plus prête à commetre..Un adultère..Soudain mon coeur battit plus vite à cette pensée en repensant à la dernière fois où j'avais utilisé ces mots en me qualifiant..Femme adultère...Lucas..Tom..Mon coeur se serra en repensant à ces évènements tragiques. Lucas ne saura jamais à quel point je l'ai trahis et il ne le méritait pas! Il avait besoin d'aide et je n'étais pas en mesure de lui en donner. Mes yeux étaient fixés sur le brun qui souffrait lui aussi, cette souffrance dont je ne connaissais pas la raison. Et d'ailleurs elle m'était toujours inconnue. J'aurais matière à le questionner demain. Mes choix avaient-ils toujours étaient les bons, J'avais fait souffrir bon nombre de personne durant ma petite existence et à présent je ne savais pas vraiment vers qui me tourner. J'avais passé trois ans de ma vie à accuser Bill et Tom de mon malheur mais..Ne m'avaient-ils pas prévenu de m'éloigner d'eux? Si...Cela remontait à si longtemps et pourtant ils l'avaient fait. Je m'étais accrochée, les avais fait souffrir autant qu'eux mon infliger cette souffrance! Et voilà où nous en étions. Les dernières paroles de Bill à ce jour à mon égard...Ich Liebe Dich. Il n'avait pas pu les prononcer par hasard, juste pour me faire plaisir. Il avait suscité une reaction chez moi! J'étais heureuse à ce moment là, ces paroles avaient rechauffé mon coeur. Alors quoi? Etait-ce mal? Allais-je encore faire souffrir quelqu'un? Ben cette fois-ci qui s'efforçait de me protéger d'eux, de ne pas en parler pour ne pas me froisser? Ben qui était si différent, qui pourrais me permettre d'oublier...De les oublier...Peut-être que je ne l'aimais pas, peut-être que lui non plus, n'empêche nous étions ensemble et il n'avait pas à souffrir par ma faute, pas encore une fois! Mais...Etais-je assez forte pour l'éloigner de moi, me sentir de nouveau seule sans la certitude de pouvoir aimer Bill comme avant et de l'être vraiment en retour? Sans mensonge? Sans absence? Non. Je n'en avais aucune certitude. Et celà me faisait peur, aucune maitrise de moi-même et encore moins de la situation. Rien n'était simple, tout devait être construit, surtout après le terrassement qui avait eu lieu trois années auparavant dans mon esprit. Je saisis de nouveau mon téléphone et cherchais son numéro dans mon répertoire.


Sooooo???


Si je ne mets pas de suite c'est:
1. Parce que je passe la première partie du bac dans deux semaines.
2. Parce qu'il semble que les effectifs de lectrices aient baissé. Y'a un truc qui cloche ? =/

# Posted on Tuesday, 28 April 2009 at 7:40 AM

Edited on Monday, 08 June 2009 at 4:38 AM

Kapitel 15.

Kapitel 15.
Comme promiiiis!


Bill: Allo?
Madison: C'est..C'est moi.
Bill: Oh...Bonsoir.
Madison: Bonsoir.
Bill: J'allais t'appeler..Pour savoir si...C'était toujours bon..

Sa voix était saccadée mais douce. Seulement il avait l'air si peu sur de lui que celà me fit sourire. Ma voix était timide et j'aurais voulu me donner des claques tellement je paraissai stupide et minodante!

Madison: Biensur..Hum, j'aurais voulu savoir où et quand tu sais..
Bill: Oui bien évidemment, je suis bête..Demain..à...11h...Devant chez toi. C'est bon?
Madison: Oui, c'est bon.
Bill: Bien, parfait..Je me languis de...enfin rien.
Madison: Dis moi.
Bill: C'est si impoli..Et gênant et je ne me permettre...Enfin si je me permettrais pas, la passion l'emportant sur la raison, je me permettrais surement de te serrer dans mes bras pour humer l'odeur de tes cheveux. Juste ça.. Je crois que celà m'est permis. Sauf si..Tu me le refuses..
Madison: Celà t'es accordé.
Bill: Bien à demain donc.

Sa voix avait une pointe de chaleur qu'il n'avait pas quand il avait décroché. Je raccrochai un sourire suspendu à mes levres et me rallongeai sur mon lit en étirant mes membres engourdis par ma journée.

L'eau chaude enveloppa ma peau et mes os et me reveilla avec lenteur et douceur. Mes yeux s'ouvraient à peine et je me perdais encore dans des baillements libérateurs. L'eau s'infiltra dans ma chevelure brune et dense et je la sentis couler le long de mon crâne et éclabousser mon dos et mes reins. Mes cheveux étaient assez longs et formaient une couverture sur mes épaules. Je massais les parties de mon corps avec dextérité et savonnais laissant l'odeur s'infiltrer dans mes narines. La vanille m'embauma totalement une fois reveillée. En sortant, le café m'attendait chaud sur la table. Ma mère me demanda si j'étais assez couverte, par la fenêtre je voyais l'épais ciel bas et blanc recouvrir la voûte parisienne. Le paysage, même gris était splendide, typiquement parisien. De la buée apparut sur la vitre de la cuisine tandis que je collai mon front contre-celle-ci pour apprécier la fraicheur de l'extérieur, figée contre le verre. Mon téléphone vibra dans ma main et je regardais l'écran. Un message reçu. Je l'ouvris.

De: B.

Je suis en bas :)

A cette lecture je me levai et mis ma veste puis pris mon sac. Ma mère ne posa pas de question et me laissa descendre sans encombre. En effet il était bien là, dans une voiture noire, garée juste devant l'entrée de mon immeuble. Il ouvrit la porte de l'intérieur et je me glissais dedans sur les places arrières avec lui. En refermant la porte, un silence s'installa, le chauffeur démara, la voiture n'émettait aucun bruit si bien que rien ne nous derangeait. Puis il soupira et tourna la tête vers moi, je fis de même. Un petit sourire prit place sur son visage puis je sentis sa main chaude et fine sur la mienne, effectuant de douces caresses.

Bill: Je suis heureux de te voir.

Il parlait avec tellement de retenue, c'en était presque choquant. Même ses messages étaient polis alors qu'il savait qu'il n'avait pas de quoi se gêner avec moi. Je lui rendis un sourire, ne sachant pas quoi ajouter. Il reprit de lui même.

Bill: J'ai un peu de mal à m'exprimer avec toi, excuse-moi c'est juste que, je ne sais pas comment me situer par rapport à toi.
Madison: Pourquoi?
Bill: Parce que...Mes sentiments ne sont pas anodins, et je ne suis pas assez idiot pour les étaler alors que tu as quelqu'un dans ta vie. Je ne voudrais blesser personne.
Madison: Je pense que tu peux te permettre de blesser quelqu'un.
Bill: Ais-je une raison valable?
Madison: Oui..Enfin non c'est irrationnel mais tu es juste toi. Tu n'as pas besoin de fantaisie ni de passer par quatre chemins! Je veux que tu sois toi, et qu'importe le prix à payer! Je ne tiens pas à ce que nous commettions les mêmes erreurs que par le passé.
Bill: Je comprends. Mais permet moi de respecter ton petit ami.

J'aquiesçai et le reste du voyage se poursuivit en silence. Nous nous arretâmes devant une petite enseigne française aux allures de parfumerie. Et je ne m'étais pas tromper car en rentrant, des milliers de senteurs envahirent mon odorat. La pression olfactive était telle que j'en avais le tourni! Bill était affairé dans un rayon à tester toutes sortes d'échantillons et ne me sentant pas à place je le rejoignis.

Madison: Qu'est-ce que tu fais?
Bill : Je sens!
Madison: J'ai bien vu mais à quoi ça correspond?
Bill: Et bien...Enfait ce sont toutes des senteurs différentes, soit pure, c'est à dire tu veux de la canelle tu auras de l'essence de canelle, et ensuite tu as des mélanges à deux ou trois parfums. Le but étant de créer ta propre saveur! J'adore! C'est un cadeau personnel, un peu cher j'avoue mais il est fait avec le coeur!

Il avait l'air passionné par son discours et je souris en voyant ses jolis yeux s'éclairer à l'odeur de telle ou telle saveur. Il arrivait qu'il m'en fasse sentir certaines qu'il aimait beaucoup. Il me demanda ma préférée et après réfléxion je lui répondis que c'était la dragée.

Bill: Waw, moi aussi je l'aime! Uniquement pour les femmes..Enfin les jeunes filles! C'est très doux, très sucré j'aime beaucoup. Je le mélangerai avec une pointe de rose, mais vraiment pas beaucoup, la rose est très verte.
Madison: Tu en connais des choses!
Bill: Je suis très interessé par les cosmétiques..Enfin ça tu le sais déjà puisque je me maquille mais..Enfin je trouve ça fascinant de pouvoir embellir l'homme ou la femme avec des senteurs, des eaux, des poudres!

Nous continuâmes notre visite du magasin qui se révéla très instructive. Il réussit même à confectionner un parfum célèbre, sans les composants secrets mais c'était très ressemblant. Bill n'était pas seulement chanteur, c'était un artiste de la beauté. Et je comprenais pourquoi en regardant sa silhouette, sa visage, ses cheveux, tout son être portait un seul nom: Beauté. Nous restâmes plus d'une heure dans la petite boutique puis toutes ces senteurs ayant égayées nos appétits nous nous rendîmes dans un petit restaurant de la même ruelle. Ce n'était pas très peuplé mais j'avais un drôle de sentiment en parcourant les rues de Paris à ses côtés. Evidemment un garde du corps nous suivait de très loin, mais c'était très intimiste. Nous étions sur une petite table recouverte d'une nappe blanche et de jolies verres en cristal étaient retournés sur la table. Mon regard était fixé sur son front plissé quand il regardait la carte du menu. Il avait l'air exaspéré et il rendit les armes en poussant un petit soupir desespéré.

Madison: Que se passe-t-il?
Bill: Je ne comprends rien! A ce rythme là je vais demander une salade verte.
Madison: Laisse-moi t'expliquer alors!

Nous decryptâmes ensemble le menu qui paraissait si compliqué aux yeux du jeune allemand et commandâmes. Il parlait, moi aussi et je me perdais dans ses yeux si profond, si illuminés. Il rayonnait par son regard et j'espérais recevoir rien qu'une touche de cette lumière pour l'égaler. C'est alors que je me rendis compteque je n'étais rien par rapport à lui. Un angoisse monta en moi et il dut remarquer mon malaise puisqu'il s'adressa à moi d'une voix soucieuse.

Bill: Je t'ennuie peut-être?
Madison: Non! Non ce n'est pas ça..Je suis un peu..Perdue.
Bill: A quoi tu penses?
Madison: A toi, à moi..Enfin ça c'est habituel..Mais cette fois-ci, je n'essaie pas de me dire que je dois te revoir et que sans toi, tout est différent mais..Plutot que, enfin je vois nos différences.
Bill: Que veux-tu dire, je ne te suis pas..
Madison: Eh bien..Tu es Bill Kaulitz et ça tu n'as pas l'air de t'en rendre compte mais par rapport à moi tu es..Tout et moi rien.
Bill: Oh...

Il baissa les yeux et fronça les sourcils en regardant le contenu de son assiette entamée. Il se pinça les lèvres et releva la tête vers moi avec un petit sourire et enchaina.

Bill: Je ne veux pas que tu penses ça..Enfin c'est absurde. En en te disant pas qui j'étais avant, j'essayais de te préserver de cette différence mais aussi de te montrer que j'étais un garçon normal. Je n'ai pas changé parce que tu as découvert que je chantais devant un public!
Madison: Je sais bien mais comprend moi! Regarde ce restaurant! Regarde tes habits, tes fréquentations..Tout!
Bill: Je peux concevoir que tu sois dépassée par tout ça et que ça soit nouveau..Mais je t'en pris, ne met pas de la distance entre nous pour cette raison.

Son ton était implorant et il rougissait à vue d'oeil comme prêt à exploser...Ou à fondre en larmes. Aussitôt je posais ma main froide sur la sienne si chaude et il soupira de contentement.

Madison: J'essairai..
Bill: Merci.

Le repas continua en silence et j'avais l'impression d'avoir brisé quelque chose malgré ses sourires rassurants. Une fois terminé nous nous levâmes et reprîmes la voiture. Il m'enmena encore dans des petites rues, préférant se préserver de la foule et des hystériques. Il ne se collait pas à moi, ne me tenait pas la main ni ne me frolait mais je pouvais sentir une tension physique très palpable! Nous entrâmes dans plusieurs petits magasins et nous faisions nos dernières courses de Noël et soudain je me rappelais mes interrogations de la veille et sur une petite route pavée et glacée je rompis le silence.

Madison: Tu ne m'as jamais dit pourquoi tu étais si mal quand nous étions aux Etats-unis.

Il soupira de nouveau, je voyais à sa mine qu'il essayait de formuler une phrase correcte.

Bill: C'est si compliqué..Pourquoi ça t'interesse tant?
Madison: Parce que je m'interesse à toi et pour avoir été si souvent présente lors de tes angoisses, je crois avoir le droit d'être au courant.
Bill: C'est une bonne raison..Je crois que si j'étais si mal..C'est parce que j'étais loin de ce qui me faisait moi. La scène, le micro, la musique..Ma famille et mon public! On m'a forcé à me replonger dans un univers que je déteste: l'école. Et en plus, celà faisait des années que je n'avais pas été au contact de jeunes de mon age sans que ce soit des fans! Je ne savais pas comment me comporter c'était si..Déroutant!
Madison: Je vois..Et pourquoi tu restais avec moi?

Bill: Au début, tu m'y obligeais un peu, tu étais toujours proche de moi et même si tu essayais de te faire discrète je sentais toujours tes regards! Tes interrogations se lisaient sur ton visage!
Madison: Oh..

Je rougissais, alors il savait tout depuis le début. La honte! Supeeer! Il ricana gentillement.

Bill: N'ai pas honte..Quand on fait mon métier on apprend à ne plus faire confiance à personne, on seméfit même des gens qu'on connait depuis des années. C'est si douloureux de renier ses origines et ses habitudes tu sais.
Madison: Et qu'est-ce qui t'as fait venir à moi? Me faire confiance?
Bill: Peut-être que...Parce que tu étais timide mais curieuse, que j'ai finis par me forcer..Peut-être parce que Tom et moi nous éloignions l'un de l'autre, j'avais impérativement besoin de quelqu'un. Et tu étais là, ton sourire et tes jolis yeux bleus. Ne rougis pas c'est vrai! Tu étais..Rayonnante là où d'autres paraissaient si normaux! Banals! Et peu à peu..Je me suis senti devenir accro.
Madison: C'est exactement ce que j'ai ressenti..

Il tourna la tête vers moi un peu surpris. Bein quoi?

Madison: J'ai dit un truc qu'il fallait pas?
Bill: Non..C'est juste que..Enfin je croyais que ton affection pour moi venais juste du fait que tu me prenais pour une bête curieuse!
Madison: Ah, bein non. Enfin si au début tu m'intriguais mais...Je ne voulais pas te déranger, juste te connaître.
Bill: Moi j'ai une question.
Madison: Je t'écoute.
Bill:..Comment..Comment t'en es venue à m'aimer?

Je tressaillais. Euh...L'aimer? On n'avait jamais abordé le sujet et c'était si intimidant à ce moment précis. Il attendait patiemment sa réponse tout en marchant. Moi j'avais un peu ralenti et je sentais qu'il était gêné lui aussi mais déterminé à obtenir sa réponse. Mes mains commencèrent à devenir moite et un coup de vent particulièrement froid passa entre nous me faisant ressentir le frisson et la sueur froide qui parcouraient mon échine avec violence. Mes mots étaient coincés dans ma gorge, surement car je ne savais pas quoi répondre. Que fallait-il dire? Et que fallait-il ne pas dire? Pourquoi me posait-il cette question? Surtout maintenant! Il soupira et se tourna vers moi avec un petit air triste. C'était à moi de jouer les muettes et de ne pas donner de réponse mais je sentais qu'il en avait besoin.

Madison: Je...Je ne sais pas vraiment. Je l'ai réalisée, quelques semaines après la mort de Lucas. Enfait, je crois que j'ai toujours été amoureuse de toi. Pas du premier regard mais, quand j'ai commencé à vraiment te connaître! Cette envie de rester constament proche de toi, de te couver, de te toucher..Ce n'était pas de l'amour comme on l'entend..Juste un sentiment très fort. A la perte de Lucas c'est de toi dont j'avais besoin et tu t'es montré idéal, parfait.
Bill: Enfait..On serait toujours ensemble si j'avais pas fait le con.
Madison: Qu'est-ce qui te fait dire ça?
Bill: Parce que moi..J'ai toujours des sentiments pour toi..A l'époque, je ne pouvais pas être proche de quelqu'un. C'était très dur. Maintenant, j'ai grandis mais aussi, j'ai envie de m'affirmer! J'en ai marre que David me dicte en permanence ma conduite. J'ai 23 ans et...Je suis complètement prisonnier de ma célébrité, de ma vie. J'ai toujours eu besoin de toi. Parce que dans mes petits drâmes au lycée tu étais là, je me suis rendu compte que..Dans ma vraie vie tu saurais être là aussi. Mais je n'ai pas eu la force de te l'avouer, j'ai été trop lâche. Je t'ai fait souffrir et c'est celà qui m'affecte le plus.
Madison: Bill...
Bill: Tu vas penser encore à moi et prendre ma défense parce que tu le fais tout le temps..Mais..Je ne sais pas comment tu fais! C'est vrai je suis vraiment qu'un con qui pense qu'à lui putain!
Madison: Arrête toi! Tu ne pense pas qu'à toi et tu le sais très bien! Tu as fait, ce que tu pensais être le mieux. On fait tous des erreurs Bill, je ne peux pas..Enfin plus t'en vouloir.

Il me sourit timidement puis continua à avancer en sortant une cigarette du paquet de sa poche. Il l'allume en la protégeant du vent et en fronçant ses sourcils noirs puis la pris dans sa main gauche et son bras droit encercla mes épaules. Un doux frisson m'enveloppa et nous avançâmes enlacés de la sorte jusqu'à entrer dans un autre magasin. C'était comme si sa présence m'était évidente, pas indispensable, juste évidente. Il devait êtr elà où j'étais et vice versa. Mais la réalité en était toute autre. Je n'étais pas censée me sentir aussi bien proche de lui et il le savait, et il le respectait. Jusqu'à dire que j'étais encore réellement amoureuse je ne savais pas, mais les sentiments étaient bien là et se diffusaient par vagues puissantes le long de mon échine me faisant frissonner à chaque pas, à chaque souffle, à chaque regard. Vers 15h30 il m'entraina dans un petit café coquet et nous nous assîmes contre la fenêtre pour admirer la ruelle. Il nous commanda deux chocolat chaud, deux verres d'eaus et deux crêpes. Et bizarrement, les mots deux qui sortaient de sa bouche chaque fois qu'il parlait au serveur me parurent si doux, si infiniment puissant que je le regardai toute émerveillée. Il finit par me sourire et nous recommençâmes la conversation où nous l'avions laissée.

Bill: Tu sais je trouve ça bizarre d'être là avec toi.
Madison: Tu n'es pas le seul.
Bill: J'espère ne pas te froisser.
Madison: Si je n'étais vraiment pas d'accord avec tout ça crois-tu que je me laisserais faire?
Bill: Tu ne culpabilise pas?
Madison: Si...Biensur que si...Mais, tu m'as proposé une sortie entre amis comment refuser?
Bill: C'est vrai mais...Tu sens bien cette ambiguïté ou je suis seul à la sentir?
Madison: Oui je la sens mais je n'arrive pas à lutter contre elle. Vraiment pas.
Bill: Que dirait-il s'il savait?
Madison: Il serait surement en colère, vexé dans son amour propre. On est pas ensemble depuis longtemps.
Bill: Couple fragile, c'est interessant.

Je ris sans joie et me laissai servir. Cette journée était on ne peut plus bizarre et j'anticipais déjà les nombreuses questions que j'aurais à me poser ce soir en rentrant. Vers 4h, le soleil commença à se coucher et il voulut que nous nous promenâmes sur les bords de la Seine. Bonnet et lunettes sur la tête nous avancions tranquillement sur le trottoir en regardant le ciel blanc et orangé qui nous entourait. La lune fit son apparition et nous nous accoudâmes au-dessus de l'eau. Les yeux rivés sur le courant, je la contemplais avec admiration. Je tournais la tête vers lui, il avait le nez en l'air et je voyais à travers ses verres fumés qu'il avait fermé les yeux.

Madison: Il fait si froid.
Bill: Nous n'allons pas tarder à rentrer. Laisse moi juste attendre le coucher du soleil.

J'aquiesçais et d'un même regard, nos yeux se fixèrent sur l'étendu infinie du ciel pour regarder les différents dégradés de couleurs formés par le coucher de soleil sur Paris. Tout autour de nous, les lumières des magasins et les décorations de Noël se firent plus intense et l'obscurité s'empara de nous. Soudain, quelque chose de mouillé et de froid me chatouilla le bout du nez et devant mon éttonnement, Bill pouffa de rire dans son écharpe. Quand je levais les yeux pour lui lance run regard noir je constatais que ma vision était brouillée..Par de la neige. Il négeait. C'était la première tombée de neige de l'année, et elle se produisait quand j'étais avec Bill. A New-York j'avais toujours admiré la neige en hiver mais ce n'est rien comparé à celle de Paris, l'ambiance et la personne avec qui je me trouve à présent. Il me sourit de nouveau et m'entoura de ses bras. J'enfouis ma tête sur sa poitrine et réussi à descendre assez la fermeture éclair avec mon nez pour y glisser une partie de mon visage sous son écharpe. Il rigola de nouveau et me serra plus fort contre lui, ce qui ne me déplut pas, bien au contraire. Après quelques minutes passés dans cette position je me retirais en pensant à ma famille, à Ben et aussi aufait que je ne devais pas faire de faux espoir à l'homme qui se tenait enface de moi. Quand il posa les yeux sur moi, son visage rieur disparut et il comprit mon sentiment. Je savais que je venais de le blesser mais je préferais lui montrer qu etout n'étais pas encore acquis que je restais la copine de Ben et que pour l'instant je n'avais pas l'intention de changer. Pourquoi? Parce que j'étais quand même bien dans ma stabilité avec lui. Bill soupira et reprit notre route jusqu'à la voiture du chauffeur qui ne nous avait pas quitté de la journée. La nuit était tombée et sa silhouette se découpait à peine dans la nuit. Nous montâmes en voiture et après quelques minutes de silence il reprit.

Bill: Tu veux venir au cinéma? Ou ailleurs..

Sa voix était hésitante, triste. Et je savais que j'allais encore le blesser, mais je ne pouvais pas, c'était au-dessus de mes forces d'agir en faisant encore plus de peine à Ben. Surtout qu'une sortie le soir me mettais en danger moralement. Nous avions passé une journée où nous étions bien trop proche et mes entrailles n'avaient cessé de faire les montagnes russes chaque fois que son visage était trop près du mien ou bien que sa main frôlait avec ardeur la mienne.

Madison: Je..
Bill: Non ne réponds pas. Je connais la réponse.

Je soupirais et tournais mon visage vers la fenêtre en essayant d'oublier sa mine affligée face à ma négation.

Bon allez, racontez moi vos vies depuis le temps!
Dites moi ce que vous pensez de cette rerencontre et tout ce que vous avez ressenti pendant ce chapitre!

Bisous et merci pour celles qui sont encore là.
Bonnes vacances!

# Posted on Friday, 17 July 2009 at 3:38 PM

Kapitel 16.

Kapitel 16.
Voilà, ça avance doucement mais surement.
Je suis désolée, y'a eu un petit bug donc la présentation n'est pas assurée! Enfin le chapitre reste le même!
J'espère que ça vous plait toujours. J'ai remarqué que les visites ont fortement baissées =/ J'espère que ça reprendra rapidement néanmoins!
Bisous et bonne lecture!



Je soupirais de tristesse comme pour éviter la déception qui se lisait sur son visage. J'étais adossée à la porte vitrée de l'entrée de mon immeuble. Face à moi, ses cheveux retenus par le bonnet retombaient devant son visage pale et dont le froid avait fait rougir le bout du nez et les pommettes. Ses sourcils formaient un angle doux et ses cils battaient avec lenteur et de façon irrégulière. Mon observation devait être trop gênante car ses levres se fendirent en un sourire gêné. Je remarquais qu'elles commençaient à se gercer un peu mais je trouvais que cette gerçure semblait adorable à mes yeux.Quand ses canines blanches apparurent je sus que là il se moquait un peu de moi et lui tapai affectueusement dans l'épaule. Son rire se fit entendre et il soupira après quelques minutes à me regarder rieur.

Bill: Tu vas remonter maintenant..
Madison: Hunhun...j'ai passé une très bonne journée tu sais même si j'écourte ce moment.
Bill: On se reverra, hein?
Madison: Evidemment!
Bill: Bon, je vais te laisser, sinon je pourrais rester là des heures.
Madison: Oui, tu as raison!

Il souriait, moi aussi et son regard triste avait presque disparut. Tout ça me rassurait, je ne voulais pas que la dernière image de lui soit malheureuse. Je fis glisser ma clé dans la fente prévue à cet effet et ouvrit la porte dans un grincement aigu. J'entrai et me cachai presque derriere le verre flouté. Il me sourit et après un signe de main il me tourna le dos et partit avec lenteur, les deux mains dans les poches de son jean, comme une ombre noire dans le paysage gris et blanc. Je fermai la porte et verifiai rapidement dans la boite aux lettres si je n'avais pas de courrier. Quelques pubs plus tard j'étais dans l'ascenceur en direction du quatrième étage. J'entrai chez moi accueillie par une délicieuse odeur de pommes de terre grillées. Ma mère était attelée à faire cuire la viande tandis que des patates enrobées dans du papier d'aluminum doraient dans le four. Sur la plan de travail elle avait déjà préparer les sauces, le crème et le beurre. Dans une assiette sous une cloche de verre, quatre épis de maïs fumaient lançant des volutes de buée sur le verre. Elle se retourna et me sourit chaleureusement, mon coeur se serra et elle s'approcha de moi pour me prendre dans ses bras. Tout tournait dans ma tête, tout était flou et je retournais à la case départ. Mes sentiments étaient partagés, mon coeur ne savait plus pour qui, pour quoi battre et mes membres engourdis tremblaient encore, de froid, d'amour, que sais-je? Je me dévêtis dans la salle de bain et entrai dans une douche dont l'eau était déjà brulante. Mes muscles se détendirent dans un craquement agréable et mes yeux se fermèrent immédiatement au contact de l'eau sur mon visage. Cette journée était entrain de s'achevait et une boule se forma dans ma gorge. Une journée avec un ami, avec lui s'achevait. C'était peut-être notre dernière journée. Et ma crainte se transforma en culpabilité. Ben est toujours là. Tentant de chasser le visage du brun pour le remplacer par celui du blond je fermai l'eau et m'enveloppai dans un peignoir crème et nouai une serviette autour de mes longs cheveux bruns. Je partis sur la pointe de mes pieds encore humides m'étendre sur mon lit. Une photo de Ben et moi sur la commode d'en face me regardait d'un air sévère. Etais-je déterminée à être une femme adultère? Tom et maintenant son frère Bill? C'était pathétique, méchant et loin de ce à quoi j'aspirais. Je n'étais pas comme ça et je m'autorisais tellement d'écart que mon coeur se mit à battre de peur. Et si Ben me laissait seule et que Bill faisait de même à cause de mon comportement envers les garçons? Être seule, pas une phobie, juste une angoisse. Une angoissante grandissante car plus je réfléchissais à ma situation plus je me rendais compte que Ben et moi ça n'avait aucun sens. Du moins, depuis le retour de Bill je devais me rendre à l'évidence que tout mon être et tout mon esprit seraient tournés vers lui! C'était une évidence non négligeable. Après tout il en avait toujoours été ainsi, tout mon monde tournait autour du chanteur dès qu'il était dans un rayon de 10km. Alors ce n'était pas maintenant que ça allait changer, surtout qu emon coeur battait toujours aussi fort face à lui. Ma réponse était là. Bill avait toujours sa place dans mon coeur. Seulement, rien de ce qu'avait fait Ben depuis le début de notre relation ne lui donnait de tord.Il avait été parfait, depuis le début. Alors qu'est-ce qu'il clochait chez moi bon sang?! Pourquoi fallait-il toujours que je cherche un problème là où il n'y en avait pas? Benjamin était le garçon le plus charmant, le plus poli, le plus séduisant et le plus correct qui soit.. Et il fallait que je doute de mon amour pour lui? Non en fait.. Mes sentiments étaient réels pour Ben, peut-être n'était-ce pas de l'amour mais certains apprennent à aimer avec le temps. Il était clair que j'aimais Ben, très profondément et si je devais choisir quelqu'un de stable avec qui construire quelque chose c'est à lui que j'aurais pensé en premier. Mais mes sentiments avaient beau être fort envers lui, ils ne pourraient jamais être comparables à ceux que j'éprouvais pour Bill. Nul n'était comparable à lui, personne ne l'avait égalé jusqu'à maintenant. Personne et même quand il n'était plus dans ma vie personne n'avait réussi à me faire ressentir ce petit truc, ce bourdonnement agréable, cette nausée amoureuse, tous ces sentiments exacerbés..Non il n'y avait bien que lui pour ça. Si je m'écoutais, mon choix était vite fait, mais je devais laisser sa chance à Ben. Ca paraissait bien égoïste et vaniteux mais Ben n'était au courant de rien. Je ne l'avais pas trompé à proprement dit. Mais mes sentiments oui, mon coeur entier le trompait. Et je lui devais la sincérité, je lui devais ce choix.
Sur cette dernière pensée, je me levais à l'appel de ma mère pour passer à table. Noël était dans deux jours et ma mère était tout excitée. Elle se languissait tellement de sortir le soir de Noël sous les lumières de l'Arc de Triomphe, admirer le ciel de cristal et la tour Eiffel illuminée de mille feux. Pour elle c'était un rêve et elle en avait les larmes aux yeux rien que d'en parler.
C'est ainsi que le soir de Noël, emmitouflés dans de longs manteaux nous sortîmes comme il ne nous été plus arrivés depuis longtemps. Le métro était bondé des derniers travailleurs sortant du travaille et se hâtant de rentrer chez eux pour les festivités mais nous décidâmes de prendre le taxi. Chacun était émerveillé devant cette superbe ville. Elle ressemblait à une chandelle éternelle, les passants se pressaient, les enfants s'accrochaient aux vitrines des boutiques de jouets et les amoureux rentraient bras dessus bras dessous en regardant eux aussi les feux de Paris. Le taxi nous arrêta sur les Champs Elysées et nous commençâmes à marcher sur le trottoir de cette allée célebrissime. Mon père avait décidé de nous offrir un excellent restaurant. Nous prîmes place et je me sentais toute petite dans ce monde bourgeois et bien comme il faut. Ma soeur avait été mise en garde, elle devait se tenir correctement. Elle était si fière dans sa petite robe de satin fushia et elle ne l'aurait salit pour rien au monde. Elle posa gentiment sa serviette immaculée sur ses petits genoux et joignit ses mains sur le bord de la table nappée. Ma mère était tout aussi radieuse. Ses cheveux blonds colorés ondulaient gracieusement sur ses épaules. Elle avait accepté que je la maquille, elle paraissait cinq ans plus jeune même si elle n'était pas bien vieille. Ses cils noirs papillonnaient en regardant mon père, et lui, il posa sa main sur la sienne et son regard la rassura immédiatement. Je sus en les regardant, que mes parents s'aimaient encore, d'un amour inconditionnel. Aurais-je droit moi aussi à une vie en duo comme la leur? Ils s'étaient rencontrés quand ils avaient à peine 15 ans. Ma mère à toujours eu le béguin pour cet homme bien fait et intelligent comme elle se plaisait à le dire. Ce n'est qu'à 20 ans qu'ils se revirent. Mais de nombreuses embûches étaient venues barrer leur chemin avant le mariage. Néanmoins, ils étaient plus fort que jamais. Toutes les épreuves ils les avaient traversés ensemble, ils ont vécu jusqu'à ce jour comme un véritable couple. Alors, devais-je moi aussi passer par là pour avoir une véritable famille, forte et durable? Un univers stable et rempli d'amour fort et doux? Peut-être que le moins stable des hommes partageant ma vie était celui qui était capable de m'offrir la vie la plus belle qui soit. Je me penchai sur la carte pour éviter d'avoir à penser plus à toute cette histoire qui était entrain de me prendre sérieusement la tête. Le repas fut un enchantement. L'ambiance était bonne enfant et vraiment je retrouvais ma famille comme elle était à Noël même si notre effectif était réduit d'une dizaine de personnes. Je leur promis de venir à mon tour l'an prochain pour que tout le monde soit présent et qu'on puisse fêter ça dans la formule traditionnelle. Après le dîner nous nous promenâmes dans les rues froides de la ville. Des Pères Noël se baladaient dans la ville offrant des ballons de baudruches à ma soeur qui n'y comprenait plus rien. Il était bientôt minuit et nous nous décidâmes à rentrer. En montant dans le taxi mon téléphone vibra. Je le sortis de mon sac et le déverouillai pour connaître le contenu du message envoyé.

De: B.
Joyeux Noël. Tu me manques <3

Je frissonnai des orteils jusqu'aux racines des cheveux en lisant ces mots accompagnés d'un coeur chaleureux. Ma mère me donna un coup de coude pour connaître le contenu et l'envoyeur du message. Je lui montrai discrètement, je ne voulais pas que mon père sache quelque chose, du moins pour l'instant. Elle aquiesça puis me regarda avec un petit sourire complice. Je ne répondis à son message qu'enrentrant à la maison par un simple " à toi aussi, joyeux noël" Je ne voulais pas semer la confusion dans son esprit mais j'étais encore avec Ben et avant que je prenne une décision complète il me fallait du temps.
Le reste des vacances se passa sans nuage. Le soir du jour de l'an, je le passai avec ma famille et Ben puis lui et moi allâmes avec nos amis en boît pour fêter la nouvelle année. Quand on me demanda quleles étaient mes résolutions, je ne pus me résoudre à donner les vraies. J'alimentais mon discours de banalités toutes aussi ordinaires les unes des autres. Le départ de mes parents arriva trop rapidement à mon goût et c'est avec tristesse qe je les enlaçais une dernière fois à l'aéroport.

Kate: Fais le bon choix.

Ce fut les derniers mots qu'elle me glissa avant de s'envoler pour New-York. La vie reprit donc son cours habituel. Lucie revint habiter dans notre appartement pour ma plus grande joie. Elle m'avait manqué et j'avais aussi des tonnes de choses à lui confier. Comme par exemple ma journée avec un certain brun et le contenu de mes sentiments. Et c'est pendant une soirée particulièrement calme, quand il n'y avait rien à la télé et qu'on avait pas pensé à passer au vidéo club que j'entamais la conversaion.

Madison: Tu sais, j'ai revu Bill..

Elle était dans la cuisine entrain de se faire un sandwich au pâté. Je ne comprendrai jamais les Français et leur amour pour le fromage et les tripes d'animaux! Je l'entendis refermer le frigidaire après y avoir remi son bien aimé pâté. Elle revint avec son sandwich dans un morceau de sopalin et la bouche pleine avec un air perplexe.

Lucie: Je vois que quand je ne suis pas là c'est la fête!
Madison: Mais c'est pas ça..
Lucie: Tes parents sont au courant de qui il est réellement?
Madison: En partie ouais..
Lucie: En partie?
Madison: Ma mère oui mon père..Il en est hors de question!
Lucie: Mh..Et alors cette journée?
Madison: Je sais pas..Enfin si! C'était juste merveilleux, pile comme il fallait. Pas niais, pas torride, pas froid juste...Juste nous! Tu sais une journée banale passée avec quelqu'un qu'on aime très fort, sans gêne, sans rien.
Lucie: Et vous vous êtes embrassés??
Madison: Nooon! Je suis encore avec Ben!
Lucie: Tss, ça ne t'aurait pas empêchée!
Madison: Pourquoi tu dis ça?
Lucie Parce que..La façon dont tu en parles c'est..Trop bizarre!
Madison: Je trouve pas.
Lucie: Comment t'expliquer..Tu as eu un rencart on est bien d'accord? Ce n'est pas ton copain et tu en as déjà un...Enfin Madison ouvre les yeux tu l'aimes encore!
Madison: Mais je sais tout ça!
Lucie: Eh bah alors?! Pourquoi tu fais poireauter Ben? Ce n'est pas un jouet il a des sentiments et un coeur lui aussi, tu peux pas lui mentir!
Madison: Je lui mens pas..J'ai des sentiments pour Ben.
Lucie: De l'amour?
Madison: De l'amour oui. Mais..Les sentiments que j'ai pour Bill..C'est tellement plus fort, c'est tellement au-delà de l'amour! J'suis perdue..

Lucie soupira bruyament, fini son sandwich et étira ses jambes sur le canapé.

Lucie: Je ne sais pas quoi te dire. T'es trop indécise. Si Ben t'aime, tu ne peux pas lui faire plus de mal que maintenant.
Madiso: Mais...Enfin Lucie mets toi à ma place! Tu t'imagines vivre avec...Un chanteur??
Lucie: Tu es désespérante Madison. Vraiment. Des milliers de filles simaginent très bien vivre avec lui! Elles quitteraient tout pour ça! Sauf qu'elles, il leur manque une seule chose!
Madison:...
Lucie: Tu ne vois pas Madison? Tu vois pas??? La seule chose qui leur manque c'est de l'amour en retour. Réfléchis à ce que tu rates, à ce que tu fais à ces deux garçons et après on en reparlera.

Ele se leva me laissant seule dans le salon, la télé allumée, ma tête en feu. Elle avait été agressive, comme si elle aurait voulu être à ma place. Et en y réfléchissant, elle n'avait pas tord. Tellement de filles aimeraient être à ma place et moi..J'hésitais!

Plusieurs semaines passèrent et les examens blancs approchant je n'avais plus la tête à m'occuper de mes affaires de coeur. Mon esprit était uniquement tourné vers mes études. Un soir alors que j'essayais un nouvel objectif acheté le jour même, Lucie entra dans la chambre le regard paniqué une facture à la main. Mon regard étonné l'engagea à commencer à parler avant que je ne pose la question.

Lucie: On est dans la merde.
Madison: Ah...Pourquoi?
Lucie: Tu sais en ce moment avec la crise c'est pas la joie, le proprio a décidé d'augmenter les loyers.

Mon coeur se mit à battre plus rapidement. Mes anciens boulots me permettaient à peine de payer mes études et mes parents n'étaient pas prêt à mettre plus d'argent dans l'appartement. Lucie aussi ne pouvait pas se permettre de payer des sommes pharaoniques. Habituellement nous payions le oyer un mois sur deux chacune. Mais en voyant la facture qui avait pris 12% de plus que le mois dernier, nous allions devoir changer de méthode.

Madison: 12% de plus?! Mais il est malade!
Lucie: C'est ce que j'ai faillis lui dire au téléphone mais j'ai pas envie qu'on soit aussi virée l'apart'.. Comment on va faire?
Madison: Va falloir partager le loyer en deux...Au lieu de 650 euros tous les deux mois ça sera 325 euros par mois...C'est pareil ma ça allègera nos dépenses chaque mois...Je crois qu'il va falloir qu'on travaille!
Lucie: Mais avec les cours ça sera pas possible!
Madison: Mais si mais si, y'a aucune raison du contraire. Va falloir s'accrocher. Au moins pendant quelques temps!

Nous soupirâmes toutes les deux déjà fatiguées par le programme qui nous attendait. Dès le lendemain je m'étais mise à la recherche d'un métier me permettant de travailler mes cours et de gagner un peu d'argent par la même occasion. Si je pouvais gagner ne serait-ce que 200 euros par mois ça serait déjà pas mal. Mes parents me reversaient déjà 500 euros par mois qui me permettaient de payer le loyer et de manger. C'est alors que pendant mon cours avec le professeur Chambet, je pensais qu'elle avait peut-être quelque chose à me proposer. Je descendis à la fin de son cours, en bas de l'amphithéâtre et elle m'accueillit avec le sourire. Ce sourire me rappelait tellement celui de Ben que je dus rapidement le casser de mes pensées.

Laure: Je peux t'aider Madison?
Madison: Oui je voulais savoir..Si vous n'aviez pas un poste, quelque choe qui puisse me faire gagner quelques centaines d'euros par mois..J'en ai vraiment besoin..

Elle sembla réfléchir quelques instants puis tourna négativement la tête.

Laure: Moi je n'ai rien, juste des choses futiles où tu gagneras tout au plus 15 euros et je pense que tu y perdrais ton temps..Mais je crois que Benjamin est sur une bonne affaire non?
Madison: Soonight?
Laure: Exactement!
Madison: Je n'y avais pas pensé..Merci!!

Je sortis de la salle avec un peu plus d'entrain qu'en y entrant. Evidemment! Comment ne pas y avoir pensé?! Ben travaillait pour une société de photographes de la nuit. Soonight employait des photographes dans les boîtes de nuits et ils étaient assez bien payés. Minimum 75 euros la soirée. Une nuit dans une grande boîte branchée parisienne pouvait rapporter jusqu'à 200 euros de service! Je composai immédiatement le numéro de Ben et attendit quelques instants que la tonalité se déclenche. Il décrocha, il venait apparemment de se réveiller.

Ben: Alloooo?
Madiso: Ben? C'est Madi!
Ben: Oh coucou toi, tout va bien?
Madison: Bien, je te réveille peut-être?
Ben: Ouais mais t'inquiète c'pas bien grave. T'es pas en cours là?
Madison: Si, mais j'ai besoin de toi!
Ben: Ah! Que puis-je faire pour toi mon coeur?

Ce dernier adjectif me fit me mordre la langue violemment. J'enchainai en essayant de ne pas y prêter attention.

Madison: Et bien, les factures ont augmenté tu sais et..
Ben: T'as besoin d'argent?
Madison: Non! Enfin si mais je voudras travailler..
Ben: En plus des études?
Madison: Ouais!
Ben: Et donc? Qu'est-ce que je fais dans l'affaire?
Madison: Ta mère m'a dit que tu pourrais peut-être faire quelque chose, tu sais, par rapport à Soonight..
Ben: Ah, ouais j'y pas pensé. Bein écoute je suis vraiment sur de rien alors ne t'emballes pas. Mais je vais voir ce que je peux faire okay?
Madison: Oui merci merci merci!!!

Il rit un instant et raccrocha avec un "je t'aime". Je déglutis fortement. Je n'éprouvais plus aucun frisson à l'entente de ces mots. Du moins venant de lui.
Ma journée continua sans encombre. Lucie s'était elle aussi mise à chercher du boulot et elle se lamentait à présent sur le canapé.

Lucie: Je refuse de finir chez Mcdoooo!
Madison: C'est pourtant tout ce qui nous restera si on ne trouve rien.
Lucie: Dis pas ça Madi ça serait catastrophique!
Madison: Au point où j'en suis!
Lucie: Ah oui, en parlant de ça. Ton rockeur a appelé, il m'a demandé de te dire qu'il sera sur Paris la semaine prochaine. Pour de la pub ou je sais pas quoi. J'ai pas compris grand chose son accent était amusant!
Madison: Bill? Ici! Encore?
Lucie: A croire qu'il est accroché à toi comme une moule à son rocher!
Madison: Quel raffinement Lucie!

Elle rit tandis que j'allais me préparer un plat de pâtes, trop flemmarde pour faire autre chose. Je lui en proposais qu'elle accepta avec plaisir.
Le week-end qui suivit, Ben vint dormir à la maison. Nous étions déjà couchés, terrassés par la fatigue. Il avait enchainé trois soirs de suite en boîte. Il regardait distraitement le plafond. J'avais ma tête contre son torse chaud et nu, il caressait mon bras et enlaçait ma taille avec possession. A cet instant, je doutais énormément. Après tout, j'étais si bien là. Oui j'étais bien. Et Bill ne m'avait jamais offert ces instants. Par timidité, par peur, même s'il était prêt maintenant, c'était avec Ben que j'étais, un point c'est tout. Je souris après cette décision tout en sachant que je changerai d'avis dès que mon regard rencontrerai de nouveaux celui du brun de mes pensées. Il commença à parler dans un murmure.

Ben: Je t'ai trouvé une place chez Sonight.
Madison: C'est vrai?
Ben: Ouais..Enfin c'est l'affaire de quelques soirées. Un collègue est en vacances pour un mois et on a besoin de quelqu'un.
Madison: C'est déjà ça! Ca me permettra de mettre quelques sous de côté.
Ben: Ouais..Tu commences vendredi prochain. 120 euros la soirée!
Madison: Waw! Tu m'as dégotté un job en or!
Ben: Eh ouais, mais bon pense pas que ça sera tout le temps comme ça.
Madison: Ca va, les contes de fées j'y crois plus!
Ben: Ah ouais? Vraiment princesse?

Il s'était retourné vers moi et me regarda avec une lueur de malice dans les yeux. Je me blottis contre lui, la tête dans son cou et il m'embrassa la tempe. Ses mains descendirent plus bas sur mon bras et dérivèrent dans mon dos jusqu'à mes reins. Lucie n'était pas là ce soir alors je connaissais très bien ses intentions. D'autant plus que cleà faisait longtemps que nous ne nous étions pas retrouvés, dans ce sens là. Sa bouche humide descendit dans mon cou tandis que je m'aggripai à sa nuque et à sa tête blonde. Ses baisers se faisaient plus passionés quand il revint sur mes levres et les laissèrent rougis de plaisir. Il commençait à soupirer de désir et il fit passer ma nuisette par-dessus ma tête avec rapidité. Il n'était que baisers et caresses ce soir. Sa bouche allait et venait sur mon corps et je ne m'étais jamais laissé autant faire que ce soir. J'avais besoin de sentir qu'il m'aimait. J'avais besoin de ses réels sentiments. C'était si cruel, j'étais si cruelle mais pour moi c'était aussi nécessaire. Je m'en voulais énormément pourtant quand il glissa entre mes cuisses ouvertes je ne réprimais pas un long cri de plaisir engendré par de longues semaines d'abstinences. Il sourit et enchaina avec ardeur les mouvements de son bassin musclé et ferme. Mes mains se perdaients dans ses cheveux et griffaient son dos de velours. Il était siencieux mais ses soupirs le trahissaient. Dans un dernier râle il s'écroula sur moi. Je n'avais pas jouis encore une fois. Mais je m'en contentai comme à chaque fois. Il se remit sur le dos, transpirant et haletant et s'enroula dans un drap. Je fis de même mais m'éloignai de lui. Nos corps étaient bien trop chauds et javais besoin d'air.

# Posted on Thursday, 06 August 2009 at 1:08 PM